VDH continue sa longue route

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Jean-Luc Van Den Heede a décidé de réparer son mât en mer plutôt que de s’arrêter et être classé en catégorie Chichester et de poursuivre la course jusqu’aux Sables d’Olonne.
Il a une avance de 1 500 milles sur le deuxième, le Néerlandais Mark Slats. Il a déclaré à McIntyre: « Le pire qui puisse arriver, serait que je perde mon mât et que j’ai mon gréement de fortune prêt à l’emploi. »
McIntyre a ajouté: «Pour le moment, sa seule autre option est de se détourner de 2000 milles de la route vers un port chilien et d’être relégué en catégorie Chichester pour avoir fait une escale pour effectuer les réparations.” Il pense que s’il parviendra à passer le cap Horn et à se diriger vers le nord dans l’Atlantique, où il y aura davantage de ports de replis plus proches, s’il avait encore des problèmes avec le gréement de son Rustler 36 Matmut.
Don a ajouté. “Cela nous donne une vraie course jusqu’à l’arrivée. Mark Slats (Ohpen Maverick) a environ 90 jours pour le rattraper et doit maintenant faire 1 nœud de plus que Jean-Luc sur la distance restante jusqu’aux Sables d’Olonne. Cela signifie que Mark est véritablement incité à battre Matmut en fonction de ses propres moyens, alors que Jean-Luc doit pousser le bateau aussi fort que possible dans les limites de son mât endommagé».

Le message de VDH: « Voici la retranscription du message de Jean-Luc Van Den Heede récupéré grâce au réseau des radio-amateurs et du collectif Terre & Mer : #GGR2018

« J’ai largement eu le temps de réfléchir à ma situation pendant ces quatre jours de tempête en fuite en cape sèche (220 miles perdus vers le Nord). La tenue de mon mât est aujourd’hui extrêmement précaire suite à mon chavirage. Si je m’arrête faire une réparation, elle ne sera que provisoire. Pour que Matmut continue à naviguer il faudra à plus ou moins long terme changer pour un nouveau mât neuf.

J’ai donc décidé pour sauver mon âme (dixit Moitessier) de continuer ma route sans escale et de mettre le cap sur Les Sables d’Olonne.

Dès que la mer le permettra je monterai dans le mât afin de le sécuriser le mieux possible avec les moyens du bord. Si je démâte, j’ai comme tous les concurrents un gréement de fortune qui me permettra de rejoindre un port en toute autonomie. Je ne suis plus en mode course mais en mode convoyage en sécurité. Ce n’est pas la première fois que je tenterai de ramener à bon port un bateau blessé. Et si par miracle j’arrive aux Sables, peu m’importe le classement, tout au moins j’aurai essayé. Je croise les doigts et remercie tous ceux qui m’aident dans cette aventure.

Le message a été transmis grâce au réseau des radioamateurs et du Collectif Terre et Mer qui est notre seul moyen de communiquer avec la terre et qui fournit à tous les concurrents les situations météo. Je les en remercie
chaleureusement ».

Signé: JLVDH.

C’est une bien meilleure option pour le Néerlandais extrêmement compétitif que de gagner par défaut et que le résultat soit gâché comme pour Sir Robin Knox-Johnston injustement 50 ans auparavant avec les mots «mais il n’a gagné que parce que… (Dans le cas de RK-J Le Français Bernard Moitessier, qui avait 19 jours de retard sur l’Anglais au cap Horn, avait décidé de continuer son tour du monde pour sauver mon âme.)

Pénalité de temps
Van Den Heede a demandé une pénalité de temps à ajouter à son temps de course après avoir utilisé son téléphone satellite à deux reprises après que le mât ait été endommagé pour appeler sa femme. Les règles de la GGR ne permettent l’utilisation de téléphones comme mesure de sécurité que pour joindre la Direction Course. Toutes les autres communications doivent s’effectuer via HF, VHF ou réseau de radio-amateur, exactement comme lors de la première course du Golden Globe du Sunday Times de 1968/69.
Les organisateurs de la course annonceront leur décision demain, mais McIntyre a reconnu aujourd’hui que si Van Den Heede ne tirait aucun avantage matériel des deux appels, ils étaient soucieux d’imposer une pénalité de 18 heures, identique à celle infligée à l’Américain Istvan Kopar après s’être arrêté sur les îles du Cap-Vert pour réparer le mécanisme du régulateur d’allure de son voilier, Puffin.
Pendant ce temps-là, Tapio Lehtinen fait un arrêt prolongé à la porte de Hobart pour réparer son gréement. Le skipper finlandais Tapio Lehtinen a finalement atteint le point de dépose des films BoatShed Com à Hobart, à la 6e place, mardi après une lutte contre le sommeil de 54 heures, et contre des vents inconstants pour réussir à naviguer jusqu’au fin fond de la Tasmanie en remontant le fleuve Derwent à la voile. Son voiler Gaia 36 Asteria a subit une panne de moteur au début de la course et, le Finlandais n’a pas eu d’autre choix que d’attendre le vent. Le prochain bateau GGR à arriver à la porte de Hobart devrait être l’Australien Mark Sinclair sur son Lello 34 Coconut. Il a prévu un ETA pour le 15 décembre.