VDH avec 400 milles d’avance

Jean-Luc Van Den Heede reste en tête de la Golden Globe Race mais ne dispose plus que de 417 milles sur le second Mark Slats. Sur les 19 concurrents, il ne reste plus que 5 bateaux en course.

VDH a du effectuer une pénalité de 18h pour avoir utilisé son téléphone satellite.
Jean-Luc nous rapporte aujourd’hui : “Après une journée assez frustrante ! Je n’ai pas eu de vent du tout, du tout. J’ai barré pendant plusieurs heures, jusqu’à minuit hier en écoutant un livre « L’étudiant étranger ». J’ai barré pour gagner même pas 20 milles.
Depuis, j’ai retrouvé un petit peu de vent, ce n’est pas la folle vitesse mais au moins j’avance, au moins je suis sous pilote. Je suis dans une zone très difficile où normalement les alizés sont bien établis en janvier. Je peux vous dire qu’ils ne sont pas établis du tout.
Je fais mon possible pour faire du nord, j’espère que la semaine prochaine les conditions météo auront changé, que j’aurai une bonne vitesse, que je pourrai charger mes batteries« .

Les deux skippers naviguent sur des Rustler 36 de conceptions identiques, mais Matmut supporte un gréement plus petit qui a subi des dommages et que Jean-Luc ne souhaite pas pousser trop fort. Ophen Maverick bénéficie d’une voilure plus large, mais après 25 000 milles, elle commence à montrer des signes d’usure qui pourraient entraîner des fissures. Ces 2 dernières semaines promettent de nous donner une finale avec du suspense. Les bateaux parcourent en moyenne 140 milles par jour.

Le skipper estonien Uku Randmaa, troisième, et son Rustler 36 One and All ont survécu à la tempête dans l’Atlantique Sud la semaine dernière et se retrouvent maintenant à la dérive dans un trou d’air, ne faisant qu’1 nœud dimanche. Il a donc profité de l’occasion pour plonger par-dessus bord et nettoyer la coque. Les prévisions suggèrent que les vents ne reviendront pas avant tard dans la journée – et ils viendront du nord! Son ascension vers l’équateur ne sera pas plus facile que pour les deux leaders mais au moins les températures se réchauffent de jour en jour.
Étonnamment, Istvan Kopar, qui a franchi le cap Horn le 1er décembre dernier, a effectué l’essentiel de sa progression au cours des 5 derniers jours, mais les vents contraires sont maintenant devenus sa nouvelle réalité et la VMG de Puffin est tombée à 2,8 noeuds aujourd’hui.
Les 5,1 noeuds enregistrés par le finlandais Tapio Lehtinen, et son Asteria, sont également surprenants. Elle est couverte de bernacles, ce qui ralentit sa vitesse. La semaine dernière, le QG de la GGR a levé la restriction de la ZONE INTERDITE au sud du 42 °parallèle sud dans le Pacifique Sud, par mesure de sécurité pour permettre à Lehtinen d’échapper à la pire tempête de l’océan Austral qui se précipitait derrière lui. Depuis, Tapio navigue au devant de forts vents dans un vent de nord-est vers le cap Horn.
Toujours humoriste, Tapio a annoncé le 5 janvier au QG de la course: “PUIS-JE ENTRER AU LIVRE DES RECORDS GUINNESS POUR LA PLUS LENTE NAVIGATION AUTOUR DU MONDE DE TOUS LES TEMPS?”
Cela nous a fait réfléchir: y aura-t-il eu quelqu’un de plus lent que le délais de 312 jours établi par Sir Robin Knox-Johnston il y a 50 ans?
La distance à parcourir entre son Suhaili et Asteria dans cette course virtuelle disputée sur le YB Tracker est réduite à 512 milles. Il y a cinq jours, Asteria avait une avance de 690 milles. Lehtinen pourrait encore battre le record.

Une Course pour sauver le voilier abandonné de Gregor McGuckin, Hanley Energy Endurance.
Les plans vont bon train pour récupérer le voilier Hanley Energy Endurance du skipper irlandais de la GGR Gregor McGuckin. Cody Cordwainer, un capitaine de remorqueur opérant à Brooklyn Navy Yard, doit arriver à Perth, Australie-Occidentale, le 16 janvier, et affréter un bateau de pêche pour les emmener, lui et son équipage récupérer le bateau, maintenant à 1100 milles à l’ouest de Fremantle. Cody publie toutes les nouvelles sur Facebook