Un parcours spectaculaire, mais imprévisible

Middle Sea race Stromboli
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Seulement huit unités inscrites battent pavillon maltais. Peu d’autres courses attirent un plateau aussi international. On note également qu’il y a beaucoup de skippers et de propriétaires qui restent très fidèles à cette épreuve. Pour Peter Hopps, le skipper du 15 mètres Nisida (GBR) c’est comme une dépendance. “J’ai participé pour la première fois en 2004 et reviens chaque année depuis. C’est une épreuve qui ne cesse pas d’attirer. Le parcours et les paysages sont magnifiques et boucler ce parcours relève d’un véritable défi. C’est le cas notamment du passage dans le détroit de Messine. Après cela il y a Stromboli, le volcan, qui entre en éruption toutes les 20 minutes. C’est un spectacle incroyable. Et la suite est aussi très intéressante jusqu’à l’arrivée dans le port de Marsamxett, où le vent a tendance à faiblir. La course n’est jamais terminée avant le franchissement de la ligne.”

La météo peut varier énormément d’une édition à l’autre. En 2005 seulement 8 bateaux ont réussi à boucler le parcours dans le temps faute de vent. Deux années après, seulement quinze unités ont franchi la ligne d’arrivée à cause d’une grosse tempête qui a décimé la flotte, mais qui a permis à Rambler de battre le record du parcours, tandis qu’un de ses adversaires directs le voilier australien Loki a échoué sur la côte nord de la Sicile. Cette édition-là reste dans les mémoires tout comme la Fastnet Race de 1979 et la Sydney-Hobart de 1998, mais heureusement personne n’a été porté disparu cette année-là.