Skippers Jeremie Beyou and Philippe Legros (Fra) training onboard IMOCA Maitre Coq before the start of the duo race Transat Jacques Vabre 2015, from Le Havre (France) to Itajai (Brazil), off Groix, south brittany on september 16, 2015 - Photo Jean Marie L

Jérémie Beyou est toujours en tête de cette New York Vendée et il reste encore 340 milles à parcourir. L’ETA a été décalée à mercredi et l’arrivée comme le podium sont encore incertains. La pression est maximale à bord de Maître CoQ qui doit faire face à deux redoutables adversaires qui veulent sa place. Le final s’annonce haletant et promet une régate au couteau.

Stratégiquement, la plus grande menace pour le leader est pour l’instant Sébastien Josse que Jérémie Beyou tente de couvrir tout en surveillant la progression plus au nord d’Alex Thomson. Pour le moment ça tient mais dans les prochaines heures l’arrivée dans des vents encore plus erratiques risque de tourner à la roulette russe pour les trois bateaux.

Jérémie Beyou. « Autant on a eu du vent fort la semaine dernière, autant là, il n’y a pas beaucoup de vent, c’est complètement désordonné, commente l’intéressé, joint lundi matin. Cette nuit, j’ai essayé de bien me dégager de la petite occlusion qui était devant nous, Seb (Sébastien Josse) a été droit devant et au final, il est passé comme une fleur alors que je me suis retrouvé posé, à zéro nœud. »


2016_06_05_jeremie-beyou-jour-7_preview_vf par CourseAuLarge

Reparti à une dizaine de nœuds, Maître CoQ conserve cependant sa place de leader : « Les modèles ne sont pas d’accord, on n’a pas fini de se prendre la tête. » Rien à voir en tout cas avec ce qu’il a vécu la semaine dernière lorsque son 60 pieds filait à 25 nœuds : « C’était un peu long et surtout stressant parce dans ces conditions, le bateau fait énormément de bruit, il tape beaucoup et le foil siffle sans arrêt. Nous avons eu jusqu’à 50 nœuds, normalement, ce ne sont pas des vents que tu vas chercher, tu essaies en général de te limiter à 35. Mais tout s’est bien passé. »

C’est une autre forme de stress qui attend désormais Jérémie Beyou, conscient que le château de cartes qu’il a patiemment construit depuis le départ de New York il y a plus d’une semaine est instable : « Dans les conditions qui m’attendent jusqu’à l’arrivée, il n’y a plus de risque physique ni matériel. Le risque est lié au classement. J’ai bataillé depuis le début pour être devant, je n’ai pas usurpé ma position, ça ne me plaît pas de devoir éventuellement la laisser sur des coups de Trafalgar. » Mais pas question pour autant de se laisser abattre pour le skipper de Maître CoQ : « Je ne pense qu’à la victoire. Je suis focalisé sur ma météo, sur mes trajectoires, sur la marche du bateau, je ne vais pas lâcher ma première place comme ça, je vais me battre jusqu’au bout. » Résultat des courses au mieux mercredi matin…

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