La Transquadra reste une belle aventure. A vivre en double ou en solitaire, chacun porte son rêve. Les solitaires représentent un tiers de la flotte 2017 de la Transquadra – Martinique (25 coureurs dont 16 bizuths sur 90 bateaux). Parmi eux, une grosse moitié est sur le point de réaliser le rêve d’une vie : transater seul, pour la première fois. Tous, les plus aguerris compris, viennent chercher un engagement fort, donner une 4e dimension à leur aventure sportive. Pourtant, selon Mico Bolo, créateur de la Transquadra, le solitaire est plus facile que le double… Un sentiment sans doute partagé par d’autres solitaires.

La clé, c’est de ne pas chercher à inventer
Éric s’est alors regroupé avec d’autres coureurs de la Transquadra, dont Bertrand Gassier (Pogo 30 Pleine Lune), pour s’entrainer au Centre d’Entrainement Méditerranéen (CEM) de la Grande Motte.
« Là, on a profité, pendant 2 ans, d’un encadrement professionnel. Nous avions deux figaristes, Mike Cohen et Christopher Pratt, comme coachs. La veille des régates de club, on avait entrainement, comme les pros : briefing, mise à disposition sur l’eau, débriefing avec les images tournées pendant l’après-midi…
On a appris toutes les techniques des skippers professionnels, qui sont hyper travaillées. On s’est rassuré. On a appris à affaler son spi par 30 nœuds.
La clé, c’est de ne pas chercher à inventer. Il faut juste appliquer ces méthodes parfaitement abouties. »

Pour les solitaires aguerris, les freins techniques sont levés de longue date. Le solitaire est une 4e dimension. Ils n’échangeraient pour rien au monde une transat en solitaire contre deux en double. « Je navigue depuis l’âge de 7 ans et en solitaire depuis une dizaine d’années. Je régate très peu, pour préserver mon capital « week-ends en famille », mais je navigue en solo, en semaine, dès que possible », pirouette Frédéric Ponsenard, qui va, dans 2 jours, s’attaquer à sa 4e Transquadra.

Le bateau devient un compagnon, c’est beaucoup plus fort quand on est en solitaire. Tous les sens sont aux aguets en permanence. C’est une dimension que l’on ne retrouve pas en double ou en équipage. Le solitaire c’est vraiment l’absolu.
On part, on est en mer, on est seul », sourit Mico Bolo, directeur de course de la Transquadra – Martinique, avant d’ajouter : « J’ai fait deux Transquadra en solitaire, je serai incapable de la refaire en double, mais en solitaire, oui, je la referai. »

Les 22 solitaires au départ de Lorient ont encore 7 jours pour méditer, se réjouir, de cette intéressante vision des choses… Pour les 3 solos boys de Barcelone, la pression commence à monter. Nous sommes à J – 2. Dans 48h, ils seront (enfin) seuls face à la Grande Bleue avec leur sommeil, leurs doutes, leur plaisir unique.

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L’édition 2017 de la Transquadra – Martinique en chiffres
90 bateaux – 155 marins dont 6 femmes
25 solitaires (dont 16 bizuths) – 65 doubles (38% de solitaires)
14 marins étrangers : 7 duos (3 Suisses, 2 Allemands, 1 Espagnol et 1 Belge)
76 au départ de Lorient – 14 de Barcelone
Lorient : 22 solitaires – 54 doubles (130 marins)
Barcelone : 3 solitaires – 11 doubles (25 marins)

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La Transquadra Martinique
Transat dédiée aux marins amateurs de plus de 40 ans
9e édition (créée en 1993)
3800 milles de course
2 étapes : Lorient ou Barcelone / Madère – Madère / Martinique
2 départs : juillet 2017 et février 2018
1 arrivée en mars 2018, au Marin
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Les grandes dates de la Transquadra Martinique
12 juillet 2017 – Barcelone > Départ étape 1 de la flotte méditerranéenne
15 juillet 2017 – Lorient > Prologue
16 juillet 2017 – Lorient > Départ étape 1 de la flotte atlantique
27 juillet 2017 – Madère > Soirée des équipages
10 février 2018 – Madère > Départ étape 2
2 mars 2018 – Le Marin > Remise des prix