En quelques heures, François Gabart a du passer d’un régime de vents forts au calme plat. De quoi souffler après 15 jours éprouvants, intenses où il a énormément donné et où il est aller chercher ce record au fond de lui-même et qui est maintenant à sa portée. Sans doute épuisé, fatigué physiquement et nerveusement, il va pouvoir se reposer un peu avant d’attaquer la dernière partie de son tour du monde. Cela s’annonce plutôt bien mais à condition de parvenir à passer les derniers obstacle sur son chemin, des zones de calmes, le Pot au Noir, l’anticyclone des Açores. Il devra s’assurer également du bon état de son bateau et de ces maudites galettes de J1/J2 qu’il doit conserver fonctionnelles pour aborder l’Atlantique nord dans de bonnes conditions.
La tension est devenue palpable au sein de l’équipe Macif où l’on sait que le record est maintenant à portée même si personne ne veut en parler maintenant. Soutenu par un public nombreux qui ne manque pas de s’arrêter sur le stand Macif au Salon Nautic pour encourager François ou par les salariés de la société qui suivent l’exploit de près, les prochains jours vont être déterminants. Le record se joue là. Trouver encore la force de trouver les bons vents, plutôt 7 que 5 nds. Avec 1636 mn d’avance, François Gabart continue d’écrire les nouveaux chapitres de son exploit.