Transat Jacques Vabre. Podium complet en Class40 avec l’arrivée de Leyton et Aina Enfance & Avenir

SALVADOR DE BAHIA, BRAZIL - NOVEMBER 14: Leyton skippers Fabien Delahaye and Sam Goodchild are posing with winners Ian Lipinski and Adrien Hardy after taking 2nd place in the Class 40 category of the Transat Jacques Vabre 2019 on November 14, 2019 in Bahia, Brazil. Transat Jacques Vabre is a duo sailing race from Le Havre, France, to Salvador de Bahia, Brazil. (Photo by Jean-Marie Liot/Alea)

Le ponton d’accueil à Salvador de Bahia ne désemplit pas pour accueillir, l’arrivée des derniers IMOCA et les premiers Class40 avec le podium qui est désormais connu. Ian Lipinski et Adrien Hardy ont pu savourer leur victoire sur Crédit Mutuel. Deuxièmes, Fabien Delahaye et Sam Goodchild sur Leyton ont franchi la ligne ce jeudi à 13h 58mn suivis à 17h par Aymeric Chappellier et Pierre Leboucher sur Aina Enfance & Avenir.

Fabien Delahaye : « Il y a eu de la belle bagarre, c’était chouette, même si rapidement il y a eu des écarts entre Crédit Mutuel et nous. On courait après les milles. On a rapidement creusé avec Aïna après le Pot-au-noir, on n’avait pas la même météo. Nous avons eu beaucoup de grain ces dernières jours. En fait, même s’il y a de l’écart, c’est stressant parce que tu ne sais pas ce qu’ils ont comme météo. On ne maîtrise plus rien. En trois heures, on peut perdre dix milles… »

Sam Goodchild :  » Crédit Mutuel était toujours bien positionné ouest. Ils ont attaqué très fort très tôt, ils méritent leur place ! »

Aymeric:  » Content d’être là, heureux de cette troisième place, on s’est bien bagarré, Crédit Mutuel et Leyton ont été meilleurs que nous, dans le vent, ils se sont montrés indomptables. Effectivement, Fabien (Delahaye) et Sam (Goodchild) ont bien poussé leur bateau, ils ont plus attaqué que nous. On s’est cherché un peu, on a parfois réduit un peu trop. Il y a eu deux démâtages au départ, la mer était courte et quand on plantait jusqu’au pied de mât, ça faisait bizarre. Je pense qu’on a manqué d’attaque, derrière mon bateau est vendu je n’avais pas envie de prendre des risques, un démâtage, c’est 60 000 balles que je n’ai pas. Donc, nous avons été sur la pédale douce à certains moments. Sam et Fabien ont un peu plus attaqué. Ils nous ont pris 15-17 milles à ce moment-là, et on a manqué un peu de réussite dans le Pot-au-noir. On pensait en être sorti et il y a eu le dernier nuage dans lequel on est resté sur place pendant 5 h à 0 nœud. »

Pierre: « Le Pot-au-noir, c’est vraiment mystérieux, les grains arrivent n’importe comment, ils se forment très vite ils se déforment aussi vite, c’est vraiment aléatoire. On a vu ce qu’il s’est passé en IMOCA, il faut une part de chance. Avec Aymeric, on se supporte encore, ça c’est super bien passé, c’était une super expérience. C’était très humide tout le temps quasiment ! Sèche pendant deux jours et ensuite cirés. Quant à Crédit Mutuel, bravo à eux d’avoir réussi à tirer sur la machine sans casser. »