Transat Jacques Vabre. Maître CoQ IV fin prêt !

Yannick Bestaven et Roland Jourdain @ Christophe Breschi

Yannick Bestaven et Roland Jourdain achèvent cette semaine leur préparation sur l’eau pour la Transat Jacques Vabre par un ultime stage d’entraînement à Port-la-Forêt. Confortés par leur bonne quatrième place en septembre sur le Défi Azimut, les deux skippers de Maître CoQ IV, qui ont beaucoup navigué depuis le début de l’année, ont fait le plein de confiance avant de mettre le cap sur Le Havre.

Depuis la Rolex Fastnet Race début août, dont ils ont pris la sixième place, Yannick Bestaven et Roland Jourdain n’ont pas chômé : à leur retour de Cowes, l’IMOCA Maître CoQ IV est d’abord repassé par la case chantier, comme l’explique son skipper Yannick Bestaven : « Nous avons effectué un chantier de révision chez Bilou (Roland Jourdain) à Concarneau en vue de la Transat Jacques Vabre, parce que nous avons beaucoup navigué depuis le début de l’année, entre une mise à l’eau dès le mois de janvier, le stage au Portugal et toutes les courses auxquelles j’ai participé, c’était nécessaire de tout vérifier. Et ce qui est très positif, c’est que nous n’avons eu aucune mauvaise surprise, c’est la preuve que Maître CoQ IV est bien fiabilisé. »

Une fois ce dernier remis à l’eau le jeudi 5 septembre, le duo a poursuivi sa préparation sur l’eau à Concarneau pendant une semaine, avant de mettre le cap sur Lorient pour participer du 18 au 22 septembre au Défi Azimut, ultime compétition avant la Transat Jacques Vabre. Maître CoQ IV, comme en début de saison sur la Bermudes 1000 Race en solo (deuxième place pour Yannick Bestaven), s’y est illustré en terminant quatrième (sur vingt participants) des trois épreuves au programme, les runs de vitesse, la course en double de 48 heures et le tour de Groix. « Nous sommes vraiment contents du résultat, d’autant que la concurrence était rude, avec notamment quelques nouveaux foilers, mais nous avons plutôt fait les bons choix, et avec Yannick, ça s’est très bien passé, nous avons la même façon de voir les choses à bord, ce qui rend le fonctionnement assez fluide », commente Roland Jourdain.

Yannick Bestaven confirme : « C’est un plaisir de naviguer avec Bilou, qui est à la fois très agréable quelles que soient les conditions et passionné, il met beaucoup de cœur dans ce qu’il fait et possède une grosse expérience, qui m’est précieuse. En plus, comme nous aimons tous les deux la compétition et que le bateau est bien fiabilisé, nous avons pu attaquer comme nous le voulions. A l’arrivée, c’est une belle quatrième place et c’est vraiment positif d’avoir pu se mesurer à une partie de la concurrence que nous retrouverons sur la Transat Jacques Vabre ».

Ce qui a encore été le cas début octobre, puisque le duo de Maître CoQ IV a été invité à participer à un stage d’entraînement avec le pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, une première pour Yannick Bestaven, qui a apprécié : « Ce qui est sympa, c’est que les skippers mettent tout en commun, ça tire forcément vers le haut et ça permet de gagner beaucoup de temps. Nous avons notamment effectué une sortie de 24 heures à cinq bateaux, pendant laquelle nous avons enchaîné un départ et un parcours au large dans toutes les configurations, à savoir du près vitesse, du reaching travers au vent, du portant dans 25-30 nœuds, et un retour au près. C’était très constructif et nous avons encore eu la confirmation que nous étions dans le match. »

Les deux hommes enchaînent depuis mardi 8 jusqu’au jeudi 10 octobre avec un ultime stage, toujours à Port-la-Forêt, l’occasion notamment de finir de valider les nouvelles voiles de portant reçues en septembre, avant de mettre le cap, la semaine prochaine, vers Le Havre, où le village de la Transat Jacques Vabre ouvrira ses portes le vendredi 18 octobre. « L’objectif après ce dernier stage sera de bien se reposer pour que les skippers et Maître CoQ IV arrivent en pleine forme au Havre. J’ai la chance d’avoir une très bonne équipe autour de moi pour préparer le bateau (Jean-Marie Dauris, Stan Delbarre, Ronan Le Goff et Antoine Conan), c’est un vrai confort. L’engouement autour du projet que je sens également chez mon partenaire Maître CoQ et chez l’ensemble des collaborateurs de la marque est aussi une véritable source d’énergie. C’est important dans ma préparation de me sentir soutenu et même porté »,apprécie Yannick Bestaven, pour lequel « tous les signaux sont au vert »à trois semaines du départ du grand rendez-vous de la saison.