Transat Jacques Vabre. Kevin Escoffier, heureux de cette deuxième place

SALVADOR DE BAHIA, BRAZIL - NOVEMBER 10: PRB skippers Kevin Escoffier and Nicolas Lunven celebrate taking 2nd place of the Imoca category of the Transat Jacques Vabre 2019 on November 10, 2019 in Bahia, Brazil. Transat Jacques Vabre is a duo sailing race from Le Havre, France, to Salvador de Bahia, Brazil. (Photo by Jean-Marie Liot/Alea)

Kevin Escoffier et Nicolas Lunven terminent deuxièmes et peuvent être content de leur résultat. Le bateau va vite. L’équipe l’a encore amélioré et la préparation pour le Vendée Globe avec cette deuxième place pour sa première course à bord est de bon augure. Un seul regret sur cette course : avoir fait sa pénalité au mauvais moment qui aurait peut-être changer la physionomie de la course et peut-être celui de Charal. PRB a du ralentir 1h30 juste avant le Pot au Noir. Un moment crucial où ils auraient pu être devant Charal et ouvrir la voie dans la zone.

Interview de Kevin Escoffier et Nicolas Lunven à leur arrivée à Salvador de Bahia :

Nicolas Lunven :
« Nous avons eu une fin de course usante nerveusement. On voyait le coup venir mais on ne s’imaginait pas que ce soit aussi serré. On s’est faire prendre dans un nuage ce matin. On s’est trouvé juste devant Charal, nous sans spi, eux avec. On ne pensait pas réussir à les tenir en vitesse. On s’est battu. On a eu des soucis techniques en début de course, Kevin m’a impressionné par son côté technique, ingénieur. Pas de moteur, pas de dessal… j’ai pensé qu’on allait s’arrêter à La Corogne. On a réussi à s’en sortir grâce à Kevin. Nous avons fait une super course, nous sommes très contents d’être deuxième.
On a des caractères très différents avec Kevin. C’est souvent la richesse d’un duo. Cela n’a pas d’intérêt à mon sens de rechercher une copie conforme de soi-même. Il faut aller chercher quelqu’un qui va compléter tes points forts et tes points faibles. Kevin est ronchon à bord mais l’avantage, c’est que tu peux tout lui dire, il n’y a aucun problème. Il est quand même super facile à vivre. »

Kevin Escoffier :
« Je fonctionne à la pression. Il faut que je tape dedans ! C’est une autre façon de faire que Nico. J’aime inscrire les projets dans la durée. Aujourd’hui, il y a un projet PRB qui va jusqu’au Vendée Globe 2020 et j’espère que Nico m’accompagnera jusque-là pour continuer à travailler ensemble. Nous avons construit la base d’un travail sain en se parlant ouvertement. Quand tu arrives à dire les choses, après tu peux presque tout faire. Je suis conscient de mes défauts et j’ai envie que Nico m’accompagne pour « lisser » ces défauts justement.
14 jours passés ensemble en mer, cela peut être l’équivalent de 6 mois vécus à terre. Tu fais le compte : un moteur cassé, les bons choix tactiques, les mauvais choix tactiques, les manœuvres, les bateaux autour de toi, les croisements, les lunes, les îles… Ce sont 14 jours intenses ! Ce n’est pas tous les jours que l’on vit des belles histoires comme ça. En plus, on arrive au Brésil – c’est déjà la première chose à faire ! On arrive 2e en ayant bien navigué, au contact avec des supers bateaux. Et ça, nous l’avons fait parce qu’on a travaillé intelligemment, efficacement en partant sur des bases saines et je remercie Vincent (Riou ndlr) pour cela. On est super fiers du boulot accompli et de toute l’équipe qui a bossé sur le bateau. »