Si l’hiver 2016 était assez historique avec l’arrivée du Vendée Globe, le record de Thomas Coville et le Trophée Jules Verne pour Idec, ce mois de novembre est riche en actualités en course au large. C’est maintenant au tour de Spindrift de se mettre en Stand-By pour une deuxième tentative pour battre le Trophée Jules Verne.

40 j 23 h 30 min et 30 s : ce sera le record à battre, détenu par Francis Joyon et l’équipage d’IDEC Sport. La moitié du roman de Jules Verne.
A suivre dès le départ sur : http://www.courseaularge.com/jules-verne avec la cartographie

La barre est haute pour Spindrift 2, qui avait choisi de ne pas repartir l’année dernière pour rejouer la régate planétaire, comme en 2015 face à IDEC. Un laconique communiqué de presse de l’équipe expliquait que « les conditions n’étaient pas réunies ». Yann Guichard, avec son équipe, avait donc dû suivre à quai le trimaran rouge dans sa chevauchée fantastique dans le grand sud et saluer la performance à l’arrivée : « Fantastique exploit de Francis Joyon et sa bande ! Une trace incroyable ! La barre symbolique de 40 jours n’est plus inimaginable… »

L’équipe a profité de la période estivale pour enchaîner les sessions d’entraînement et procéder à un check-up complet du bateau au chantier Multiplast, à Vannes. Plusieurs optimisations ont été également apportées par Yann Guichard et le bureau d’études. L’équipe technique s’est focalisée sur les appendices, la chasse au poids et une multitude de petits détails qui, sur un bateau de cette taille, peuvent vite faire la différence. Spindrift 2 est désormais doté de nouvelles terminaisons sur ses foils qui permettent de soulager l’étrave. Associée à de nouveaux safrans en « T » situés à l’arrière, cette combinaison permet de réduire la traînée du bateau sur l’eau, et ainsi d’augmenter sa vitesse à certaines allures. L’équipage sera composé de 12 marins, dont 5 nouveaux qui ont rejoint l’équipe : Thierry Chabagny, Thomas Le Breton, Ewen Le Clech, Tanguy Cariou et Sam Goodchild. Dona Bertarelli n’y participera pas. Une nouvelle voile plus légère et performante a également été installée. Pour une question de performance, il a été décidé de partir avec une voile neuve, dont la confection s’est basée sur le même plan que la GV avec laquelle l’équipe a effectué le premier tour du monde en 2015. Gagner en légèreté et en solidité tout en prenant en compte les différentes charges du bateau a été le leitmotiv de cette nouvelle réalisation. Le travail de finition s’est effectué dans les hangars de North Sails, à Vannes. Il aura fallu 400 heures de travail aux artisans pour finaliser la voile, qui nécessite en grande partie un travail manuel avec beaucoup de coutures pour la renforcer.

Créé à l’aide de pochoirs et de peinture déposée sur la voile, le nouveau visuel souligne la détermination du team à parcourir les océans, partager leurs aventures autour du monde, et bien sûr tenter de battre le record du Trophée Jules-Verne cet hiver.