24è au classement général Sophie Faguet revient sur sa 2e étape. « Le départ de Saint Brieuc était vraiment sympa : beau temps, 10/15 noeuds ! La flotte était tellement groupée qu’il était impossible de jouer quoi que ce soit. On s’est donc extrait de la baie à la queue leu leu et on a joué comme ça tout le long des côtes nord bretonnes. La navigation à ce moment là a été rendue très difficile par les paquets d’algues qu’on prenait dans la quille et dans les safrans. J’avais l’impression de ne faire que du nettoyage ! »

C’est arrivés à Portsall que les choses se complexifient allègrement. Deux options possibles, l’une se révélera bien plus payante que l’autre !

« Au passage des sept îles c’était vraiment mou. On avait péniblement 2 noeuds de vent … ça a commencé à bien s’allonger à Portsall. C’est là qu’il fallait prendre la bonne option. Une partie de la flotte est allée s’abriter des courants à la terre en s’engouffrant dans le chenal du four. Moi j’ai choisi d’aller chercher Ouessant. Je voulais m’extirper de cette file indienne qui ne permettait pas de faire grand chose. On était d’ailleurs un bon petit paquet à tenter de passer par Ouessant où les courants peuvent être de vrais tapis roulants ! Le problème c’est que, si on a bien bénéficié de ces courants, ça n’a pas duré assez longtemps. Ceux à la côte ont eu des courants moins forts mais pendant plus de temps. C’est la seule explication que je trouve aux écarts si importants qui se sont creusés à ce moment là. Et puis en sortant de nos zones respectives ceux de la côte allaient au Cap Finisterre au largue pendant que nous, nous étions au vent arrière ».

Une fois n’est pas coutume, la traversée du Golfe de Gascogne se fait rapidement et sans gros encombres.

« Dans le Golfe de Gascogne les distances entre les coureurs n’ont pas cessé de s’allonger. C’est vraiment frustrant ! Mais je suis assez contente de la façon dont j’ai réussi à gérer mon bateau et mes manoeuvres. J’ai réussi à trouver des plages de repos. C’est sur le dernier bord que j’ai rencontré par mal de difficultés. Y avait beaucoup de vent, mon aérien a décroché et je suis partie au tas. J’ai donc affalé le spi mais par la suite, dès que je le renvoyais, je rencontrais des difficultés et je devais affaler pour renvoyer. Au bout de trois tentatives j’ai fait le choix de renoncer à le relancer pour ne pas m’épuiser pour rien.
Sur l’arrivée, les jeux étaient déjà faits mais j’ai quand même réussi à reprendre Cécile Laguette et Vincent Biarnes !
Globalement ça a été une étape assez bizarre et j’ai du mal à expliquer pourquoi de tels écarts se sont creusés ! Mais je repars hyper motivée … ».

La troisième étape partira demain à 12h30 – direction Saint Gilles Croix de Vie. Contrairement à ce qui était prévu,initialement les coureurs n’iront pas chercher la marque Sud Guérande, le système de hautes pressions bien installé sur le Golfe de Gascogne laissant déjà imaginer des temps de course très très longs ..!