Solitaire Urgo Le Figaro. Yoann Richomme ne lâche rien !

Les Figaros apres le passage du phare de Bishop lors de la 2eme etape de la Soiltaire Urgo Le Figaro 2019 entre Kinsale (Irl) et Roscoff) - le 10/06/2019 Alexis courcoux

Les conditions sont musclées depuis hier soir et c’est une course de sangliers à laquelle se livrent les 40 skippers encore en course sur cette deuxième étape de la Solitaire Urgo Le Figaro. Yoann Richomme (Hello Work – Le Telegramme) impressionnant, a repris la tête de la flotte hier soir lundi avec ses trousses Morgan Lagravière et Armel Le Cleac’h qui ne le lâchent pas. Gildas Mahé, 4e suit le rythme et fait lui aussi une très belle course comme Adrien Hardy et Fabien Delahaye qui bien qu’un peu décrochés, restent dans le groupe de tête. L’écart avec le reste de la flotte s’est creusé dans la nuit jusqu’à 12 milles mais à l’approche des Needles, un resserrement est à prévoir avec Alexis Loison, Xavier Macaire et Jérémie Beyou qui reviennent recoller aux premiers.

Yoann Richomme
“Les conditions sont assez musclées, 30 noeuds avec des rafales à 35 dans de la mer assez grosse. Le bateau se comporte magnifiquement bien. Il saute de vague en vague à 12/13 noeuds. C’est vraiment magique. On a une bonne vitesse pour aller au centre de cette dépression. Donc ça remue pas mal et je t’avoue que je suis à l’intérieur à surveiller tout ça plutôt que dehors. Je pense qu’on est au maximum des conditions qu’on va rencontrer. On est au reaching et après ca va finir au près en mollissant légèrement. Mais oui on a passé le plus gros, mais ce n’est pas insurmontable. C’est un bon test pour le bateau, dans ces conditions.”

Fabien Delahaye Loubsol
“C’est un peu machine à laver, il fait froid, humide, ce n’est pas très très agréable mais vivement que ça passe ! Globalement je passe un peu mon temps à l’intérieur après avoir beaucoup manœuvré cette nuit, c’est plus safe à l’intérieur. Par deux fois, on s’est retrouvés à faire du gennak, la grande voile qui s’enroule devant dans les baies du coup ça allait vite, on a fait de bonnes moyennes à 15 nœuds hier, tout ça en début de nuit. Et puis c’est sûr que quand il faut la ranger, c’est un peu la punition. ET puis effectivement je suis passé solent pendant une phase où on était sous gennaker du coup je suis allé faire mon changement de voile d’avant sur le pont et puis plusieurs fois j’ai pris un ris, renvoyé le ris, repris un ris… en fonction de la force du vent et là, je suis en configuration un ris, solent. Au moment où on se parle, j’ai 36 nœuds de vent réel, avec des pointes à 38. Là on est au reaching donc le bateau va vite. Là je suis à 12 nœuds donc les vagues, ça fait un peu saut de vagues donc c’est un bon test pour éprouver le bateau. Pas de problème de mon côté, c’est sûr qu’il faut faire attention parce qu’on peut vite se blesser. C’est un peu saute moutons avec les vagues, donc il faut éviter de faire une bêtise, j’essaie de garder ça en tête et de faire vraiment très attention parce qu’après on se le traîne toute l’étape. Mais là ça ne devrait pas durer trop longtemps donc on va faire le dos rond un moment et puis le vent va progressivement prendre de la droite, on va se retrouver de l’autre côté de la dépression avec du vent d’Est et ce sera plus calme normalement.”