Solitaire Urgo Le Figaro. Le retour de Gildas Morvan

© Thomas Deregnieaux/Niji

C’est une bagarre à terre que le skipper de Niji aura mené depuis son arrivée à Kinsale en Irlande pour pouvoir continuer la Solitaire URGO Le Figaro. Une bataille de tous les instants afin que le Figaro Bénéteau 3 bleu, vert et blanc soit réparé et expertisé dans les moindres détails. « Je n’ai jamais baissé les bras. Je voulais coûte que coûte que l’histoire ne s’arrête pas là. J’ai mouillé le maillot comme on dit ! » confiait ce matin le plus vieux routier du circuit, fort de 21 Solitaire dans les bottes. Voilà donc Gildas Morvan à Roscoff de retour et diablement impatient de franchir demain, samedi 22 juin, la ligne de départ de la dernière étape de la plus difficile des courses en solitaire ! A 16 h très exactement, au coup de canon, Niji s’élancera avec ses 46 autres concurrents vers Dieppe via la pointe de Bretagne et le phare de Wolf Rock. Il va y avoir du sport…
Digestion, abnégation et maintenant concentration ! « Je me considère un peu comme un survivant et aujourd’hui je mesure la chance et l’honneur d’être présent sur la quatrième étape de cette Solitaire sous les couleurs de Niji » souligne Gildas Morvan depuis le ponton de Roscoff. Les deux abandons sur la deuxième et la troisième étape ne sont pas le sujet du jour et d’ailleurs le skipper des Abers ne souhaite plus en parler. « C’est de l’histoire ancienne, je suis présent à Roscoff, et déjà concentré sur le départ de demain. ». Le bateau et le skipper sont donc prêts, archi-prêts. Une sortie d’une heure cet après-midi pour étalonner le compteur de vitesse, vérifier les plombages et le rangement du matériel, et il sera temps d’étudier très précisément la météo pour demain et les jours à venir… Gildas est déjà rentré dans sa bulle.

Le souffle positif des salariés de Niji
C’est une équipe entière qui a soutenu et continue de soutenir Gildas Morvan qui se dit lui-même juste « le porteur du maillot de Niji ». Ce soir, les supporters débarquent à Roscoff bien décidés à souffler dans les voiles de leur skipper, tellement fiers de cette victoire d’être au départ. « Nous sommes très heureux de retrouver La Solitaire, Gildas et les 46 autres skippers,confirme Hugues Meili, Président Directeur Général de Niji.Nous voulons vraiment leur tirer un vrai coup de chapeau, ce qu’ils ont fait depuis le départ est extraordinaire. Nous serons présents au départ de cette quatrième étape, sur le plan d’eau avec des collaborateurs et des invités, pour soutenir Gildas avec panache. Nous tenons vraiment à saluer son engagement et sa détermination ! ».

Faire les choses bien sur un beau parcours en Manche
« Je veux faire les choses bien, réaliser une belle course, me bagarrer avec mes camarades de jeu. Cela m’a trop manqué » sourit le géant au mental de granit et au palmarès long comme la quille de son Figaro Bénéteau 3. Car il va en falloir du mental sur cette étape longue de 500 milles comprenant deux traversées de la Manche, de la navigation dans les cailloux et les courants, le tout avec une météo décidément farceuse sur cette 50eédition ! « Il y aura de multiples transitions de vent, des changements de direction, des orages. Il faudra être attentif en permanence à ce qu’il se passe dans le ciel et sur l’eau. » explique Gildas. Le skipper expérimenté connaît bien les différents tronçons du parcours Roscoff-Dieppe en passant par la pointe de Bretagne, le phare de Wolf Rock, la côte sud piégeuse de l’Angleterre et probablement un incroyable final le long des falaises normandes.
Une ultime étape sur laquelle le skipper de Niji compte bien tout donner. Une chose est sûre : il la dégustera avec gourmandise, comme pour rattraper le temps perdu.