Solitaire Urgo Le Figaro. Pierre Leboucher : « Cette Solitaire n’a pas fini de nous étonner »

Pierre Leboucher, skipper du Figaro Guyot Voile en approche du phare du Fastnet lors de la 1ere étape de la Solitaire Urgo Le Figaro 2019 - en mer le 06/06/2019. @ Alexis Courcoux

Pierre Leboucher a souvent été aux avants-postes sur chaque étape de la Solitaire. Victime de l’île d’Aurigny comme la majorité de la flotte, il est actuellement 8e au classement général à 3h33 du premier. « Encore une fois, il va se passer plein de trucs. C’est l’occasion pour moi de me refaire, mais c’est aussi le cas pour un paquet de coureurs », explique le skipper de Guyot environnement . « C’est beaucoup et à la fois peu. Sur cette manche, c’est écrit d’avance qu’il va y avoir de la mistoufle et ça promet encore des surprises. Cette édition 2019 de la Solitaire a décidément décidé de nous étonner ! », s’amuse Pierre qui s’attend un peu à tout pendant cet ultime acte, même si quelques tendances sont déjà dessinées. « On sait qu’il va falloir réussir à aller jusqu’à Portsall et que ça peut déjà s’avérer compliqué pour certains. Ensuite, ça va débouler pour rallier la pointe de Land’s End, au largue, sous spi. A ce moment-là, on va devoir sortir à la fois les bouchons d’oreille et la sèche car ça va beaucoup mouiller. On va juste avoir le temps de sécher le long des côtes anglaises, où on va se retrouver au près, avant de composer avec un système orageux après Start Point. A partir de là, ça risque d’être un peu compliqué… », a commenté le Nantais, bien conscient qu’alors le niveau de lucidité des uns et des autres, déjà bien entamé après trois semaines de course, risque de faire la différence.

« On est clairement tous un peu cramé mais de mon côté, j’ai malgré tout le sentiment d’avoir bien géré jusque-là. C’est sûr que les deux derniers tiers du parcours vont être laborieux et que ceux qui auront réussi à garder un minimum de fraîcheur auront un petit avantage, notamment dans les zones de pas de vent. On verra bien. Je veux tout donner pour ne rien avoir à regretter. Je ne vais pas jouer le jeu du marquage mais aborder cette étape comme celles d’avant. Je vais faire ma course et compter à la fin mais c’est sûr que si tous ceux qui sont devant pouvaient finir derrière, ce serait bien ! », a terminé Pierre Leboucher.