La SNiM – La Consolante : une édition virtuelle unique !

A défaut de pouvoir naviguer dans la rade de Marseille cette année en raison du confinement national, 65 équipiers se sont affrontés virtuellement via la plateforme « virtual regatta » bien connue des navigateurs, sur « La SNiM – La Consolante », le week-end dernier.
Pour parler de La Semaine Nautique Internationale de Méditerranée organisée par la Société Nautique de Marseille sur le week-end de Pâques, la course rassemble chaque année plus de 120 bateaux, soit plus de 1000 équipiers, dans une ambiance défiant toute concurrence.
IRC et monotypie, parcours bananes, 3 ronds, course de nuit, chaque régatier n’en a que le sourire aux lèvres en rentrant chez lui le Lundi soir.
Afin de pouvoir se « consoler » de l’absence de l’évènement sur l’eau, ils n’étaient pas moins d’une dizaine de bénévoles venant de toutes zones géographiques pour permettre à La SNiM – La Consolante d’exister sur les réseaux sociaux, le tout avec beaucoup d’entrain et d’enthousiasme.
Aux manettes de cet évènement, on pouvait retrouver des adhérents du club ou équipiers sur des bateaux basés dans le sud de la France (Tonnerre de Glen Ker 46 / « La Nautique », A35 / « Confluence SOPRA-DPMF », GP 42 / SAGOLA (Grand Soleil 37) / JACANDA (M.A.T 12.70) et TAHINA (First 35), qui ont mis toutes leurs compétences dans le bon fonctionnement d’un comité de course sur trois ronds, de mouilleurs de bouées, des classements (au début à mano puis sous tableur), et aussi de l’aspect média avec la création d’un clip vidéo pour le grand public retraçant l’évènement.
En ce qui concerne les participants, le plateau était relevé, avec notamment Llii Sebesi (49er FX en équipe de France), Dimitri Deruelle, Pierre Quiroga, mais aussi des régatiers locaux comme Louis et François Barbet de l’équipage « Les Minots de La Nautique » (A35). A noter la participation également du 3ème Français et 10ème au classement mondial Virtual Regatta William Schembre, Michel Orlinski (2ème – Lac d’Annecy), un participant grec et une joueuse norvégienne ayant déjà réalisé deux Vendée Globe sur la toile.

Pour Christophe Gallot-Lavalée (comité de course) : « L’idée est venue avec l’appui d’un groupe d’amis d’imaginer cette « SNiM La Consolante » pour permettre à tous de progresser sur les départs, les contrôles, les dévents, les stratégies. Un « canal 72 » (groupe Messenger) était même au rendez-vous, avec les envois de procédures, la pavillonnerie, on s’y croyait! L’un des mouilleurs (Mikael Vincent) se situe dans le Jura, c’est quand même assez fou de voir toute cette passion partagée. La remise des prix « en chair et en os » se tiendra au prochain Apéronautique dès que la fin du confinement sera annoncée, elle a tout de même eu lieu en Visio sur Facebook LIVE avec la présence de Pierre Sathal (président de la SNM) et de Chantal Benigni (Responsable Régates et Evenementiel).

Francois Barbet – vainqueur de la SNiM – La Consolante 2020 : « J’ai commencé sérieusement la voile à l’âge de 7 ans en optimist (compétition) puis je suis passé en laser à 14 ans et depuis maintenant 1 an , je me suis consacré à l’IRC sur le A35 « Les Minots de La Nautique » (Marseille). Je dois dire que de gagner la SNiM – La Consolante devant 64 autres équipiers aguerris, à l’âge de 16 ans, c’est vraiment super, et ça donne envie de retourner rapidement sur l’eau.

Christophe François (7ème) : « On a bien vu que coureurs et organisateurs étaient sur la même longueur d’ondes : on voulait tous se donner à fond. Ravi du résultat, certes, mais d’autant plus enjoué que de régater en virtuel avec les mêmes camarades que sur l’eau. C’est un sacré attrait. »

Lili Sebesi (Equipe de France 49er FX) : « Christophe Gallot-Lavalée m’a invité sur La SNiM – La Consolante. Je n’ai pas pu faire d’entrainements comme les autres, du coup je me suis jetée dans le grand bain mais à dire vrai, je suis bien plus à l’aise sur un bateau que derrière un écran ! (Rires). C’était super, l’humour et la convivialité étaient présents partout, notamment sur la conversation du « canal 72 » . J’ai pu vivre la SNIM à distance, et étant en Olympisme, je dois dire que certains amateurs nous ont bien surpris! Actuellement confinée comme tout le monde, vous le savez, les JO de Tokyo ont été reportés. C’était inévitable. Mais je vais réussir à aller au bout de mon rêve, et je remercie la Société Nautique de Marseille et toute l’organisation pour ce partage et cette initiative sportive, même devant un ordinateur. »

Pierre Quiroga (Skipper Figaro 3 / membre de la Société Nautique de Marseille) : « C’est très appréciable de retrouver les gens du club en interne, ça navigue vraiment bien. De mon côté, quelques problèmes de connexions car l’application saturait de temps en temps, mais je suis impressionné par le niveau. Une activité à refaire ! »

Cette première expérience a été un franc succès, et va permettre à d’autres clubs voisins d’entamer eux aussi le calendrier virtuel sur la plateforme. Restez informés !