Simon Koster complète le podium Série

Arrivée Simon Koster
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Accueilli par sa compatriote Justine Mettraux (2e), le skipper de Go 4 It, tout sourire a livré ses premières impressions…« Au début j’ai eu pas mal de soucis, j’ai pris de l’eau dans le bateau et l’électronique n’a pas apprécié. Tous les jours, j’avais quelque chose qui ne marchait pas : un coup c’était le pilote, un autre le baromètre. Tous les jours, il fallait bricoler. En arrivant à Lanzarote, je ne savais pas où j’en étais. Pendant les trois premiers jours, on ne pouvait pas vraiment faire attention aux classements. Donc en arrivant sur les Canaries, j’ai demandé par VHF où on en était. J’étais content de ma place parce que deux nuits durant, je suis descendu vent arrière avec les voiles en ciseau. Il y avait des journées où c’était bien. Parfois ça montait à trente nœuds sous les grains, c’était parfait. Mais c’est quand même très long… Mais c’est aussi pour ça qu’on fait la Mini Transat. »

L’instabilité guette sur les Antilles. L’alizé qui s’était établi a laissé place à une zone orageuse chargée de grains difficiles à négocier. La vigilance est plus que jamais de mise en approchant de la ligne d’arrivée. Premier concurrent à faire les frais de cette instabilité, Nicolas Boidevezi (Nature Addicts) qui, après une nuit à glisser à près de dix nœuds de moyenne, s’est trouvé scotché à quelques milles de la ligne d’arrivée. D’autres concurrents risquent de connaître le même type de mésaventure à mesure qu’ils approcheront de l’arc antillais : soit pétole, soit des rafales instables pouvant monter jusqu’à 45 nœuds. Cela ne dure jamais très longtemps, mais ce type de changement très brusque du vent peut mettre en difficulté un Ministe, même aguerri par une traversée de l’Atlantique. 

Nicolas Boidevezi devrait être suivi quelques heures plus tard par Louis Segré (Roll my Chicken) puis la nuit prochaine par Renaud Mary (www.runo.fr) qui s’emparerait de la quatrième place des bateaux de série après une escale à Lanzarote qui lui coûte sûrement le podium. Il possède un petit matelas d’avance sur un trio en lutte acharnée pour la cinquième place : Tanguy Le Turquais (Terréal Rêve d’enfance), Alberto Bona (onelinesim.it) et Jean-Baptiste Lemaire  (L’œuvre du Marin Breton). Huit milles séparent les trois marins qui vont batailler jusqu’au bout pour cette place d’honneur. En bateau de série, seule l’Espagnole Pilar Pasanau (Peter Punk) est encore à pplus de 1000 milles de l’arrivée. 

En proto, ils sont encore trois à n’avoir pas franchi cette barre mythique où le GPS n’affiche plus que trois chiffres dans la distance au but. Eric Jézégou (Déphémérides am2i) regagne deux places en se rapprochant de l’orthodromie, quand Ludovic Méchin (Paris Texas) grignote inexorablement sur Hugues Cholet (Soutenez le Bel Espoir). Mais le chercheur a l’habitude de faire son bonhomme de chemin à son rythme. Pour lui, finir dernier n’a que peu d’importance, l’essentiel est de vivre l’aventure jusqu’au bout.