Arrivée Renault Captur
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Malgré toutes les qualités intrinsèques du bateau, Jörg et Sébastien ont payé au prix fort une préparation tardive qui ne leur a pas permis d’exprimer tout le potentiel de leur tandem. Ils étaient parvenus néanmoins à rester au contact du trio de tête à l’entrée de l’océan Indien avant que la casse d’un de leurs safrans ne les oblige à une escale très pénalisante à Wellington en Nouvelle-Zélande. Outre le détour et les vingt-quatre heures obligatoires d’arrêt, les deux navigateurs ont surtout eu la malchance de voir les fenêtres météo se refermer sur eux dans le Pacifique Sud. Contraints de laisser leurs rivaux pour la quatrième place s’échapper, ils se sont efforcés de ramener le bateau en bon état jusqu’à Barcelone… Un long pensum qui s’est soldé par plus de trois semaines de près depuis l’archipel des Malouines jusqu’aux Baléares.

Ils ont dit
Jörg Riechers : « On espérait faire un meilleur résultat. Dans la première moitié de course tout restait possible. Mais après la casse du safran, on n’a pas pu revenir car les fenêtres météo se sont refermées sur nous. Mais finir un tour du monde, c’est une bonne chose. »

Sébastien Audigane : « Deux ou trois jours avant le cap Horn, on savait qu’on ne reviendrait pas. On a été ralenti à chaque fois. Ça a continué jusqu’en Méditerranée, on pensait arriver hier soir et nous voilà maintenant. Au cap Horn, on a passé le dévent de l’île, on a eu le temps de manger un bout de chocolat, de discuter un peu de refaire le monde… quelques instants plus tard, on prenait des claques à 70 nœuds de vent. On a reçu le bateau très tard, on n’a pas eu le temps de tout faire. On retient ça pour ne pas recommencer la prochaine fois.»