Record du Tour des Îles Britanniques. Le Class40 Banque du Léman en avance !

La tentative actuelle du Class40 Banque du Léman de battre le record du Tour des Îles Britanniques récemment battu par Ian Lipinsky et son Class40 Crédit Mutuel n’est pas anodine. C’est aussi le match entre le plan David Raison et le plan Sam Manuard. Le deuxième mis à l’eau quelques semaines après le second l’année dernière cherche a montrer tout son potentiel après avoir connu quelques problèmes de jeunesse et de mise au point sur la Transat Jacques Vabre, puis la Drheam Cup. Le Class40 Crédit Mutuel a tout gagné jusqu’à maintenant et Banque du Léman apparaît comme son plus solide concurrent.
Pour ce record, l’équipage suisses est composé de Valentin Gautier, Simon Koster et Justine Mettraux. Ils étaient ce samedi en avance après avoir bombardé à 20 noeuds vendredi dans un bon flux de Sud Est et un bon crachin, le bateau s’est approché du centre de la dépression, qui se trouvait sur sa route de redescende vers l’Irlande. Une journée compliquée avec comme objectif : sortir de ce labyrinthe invisible, sans vent, au plus vite.

Quelques « bobos » de cordages sont à déplorer, ainsi que sur une chaussette à spi qui a été recousue. L’équipe va bien malgré les températures basses qu’elle rencontre avec un vent soufflant du Nord.

« Nous faisons une route qui va passer très proche du centre la dépression dont nous n’avons pas complètement fait le tour », explique Simon. « Le jeu c’est de choisir le bon endroit pour empanner, afin de ne pas tomber dans très peu de vent et de quand même réussir à ne pas faire trop de chemin autour. »

« La journée d’hier s’est bien passée, la transition a été très bien négociée », se réjouit le routeur Julien Villon. « La trajectoire choisie était très bonne, nous avons perdu peu de temps. La suite s’annonce toutefois plus compliquée que ce qu’elle devait être, nous payons les quelques heures de retard perdus lors de la deuxième nuit. Il va falloir gérer des nombreuses transitions compliquées, sans savoir le niveau des barrières que nous aurons à passer. Les modèles météo ne sont pas très précis à ce sujet, donc cela pourrait être plus simple que prévu. Ou alors plus compliqué aussi ! La situation actuelle permet toujours de battre le record, mais la marge s’est réduite. La route pour aller jusqu’à la pointe Sud-Ouest s’est compliquée, il va y avoir du boulot à bord ! »