Quentin Delapierre et Manon Andinet en Nacra 17

Quentin Delapierre se lance un nouveau défi après sa 2è victoire sur le Tour Voile en 2018 après celle de 2018 avec le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Il se lance dans une préparation aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 en Nacra 17. À ses côtés, Manon Audinet, vice-championne d’Europe en Nacra 17, vient compléter le duo et apporte son expertise sur le bateau et le circuit olympique.

Quentin Delapierre, un athlète emblématique en devenir
À l’issue de sa victoire en Diam 24 sur le Tour Voile cet été, Quentin a renoncé à se lancer dans un projet course au large, pour se consacrer pleinement à une préparation olympique en Nacra 17, ce fameux catamaran doté de foils. Un choix purement réfléchi et assumé par le Morbihannais qui met toutes les chances de son côté pour aller le plus loin possible dans cette qualification aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Franck Citeau, l’entraîneur du duo confirme la décision du marin : « Quentin a tous les ingrédients pour faire du haut niveau et de l’olympisme, aussi bien par ses qualités physiques que mentales. Ce qui est intéressant, c’est l’analyse de sa performance à lui. Il arrive à prendre du recul sur ce qu’il fait et voit assez justement les choses, ce qui est généralement assez difficile à faire. Une de ses qualités est qu’il sait où il veut aller. Le plus dur n’est pas de s’habituer au support et d’être bon sur un bateau, c’est plutôt d’acquérir la méthode pour pouvoir gagner. Il y a une méthode qui est transposable sur les bateaux, les grands champions l’ont et arrivent à reproduire cette performance. Je pense que Quentin est capable d’avoir cette méthode. ».

Il a choisi l’olympisme et c’est le choix qui lui convient le mieux, Thomas Coville
Très investi, depuis quelques années, aux côtés du Team Sobedo mené par Thomas Coville, Quentin a acquis un professionnalisme et une confiance en lui qui lui permettent aujourd’hui de se lancer avec détermination dans ce projet olympique. « C’est une vraie démarche, il va s’y impliquer à 200% et je serai à ses côtés à 200%. Il a l’étoffe d’être aux jeux et de les gagner. On est très seul dans une préparation olympique, mais Quentin voit cela comme une période d’apprentissage, d’introspection, une période qui lui permettra de mentalement et physiquement voir jusqu’où il peut aller en tant qu’athlète. Il a la ferme intention d’aller jusqu’à la médaille et en a l’envergure. » souligne Thomas Coville.

Une complémentarité dans le duo
Depuis maintenant trois mois, Manon et Quentin enchaînent les sessions d’entrainements à la Grande Motte. Forts de leurs expériences respectives en navigation inshore, les deux régatiers se complètent et apportent le meilleur d’eux même sur l’eau pour performer. « Avec Manon, nous commençons à trouver les bonnes clés pour le fonctionnement du bateau. Ce qui est très important car le bateau est exigeant techniquement. Il faut réussir à le faire avancer vite et surtout trouver les moments pour lever la tête afin de bien se placer sur le parcours et c’est comme ça que l’on peut faire la différence. » explique Quentin Delapierre.

Manon Audinet, membre de l’Équipe de France depuis 2013, connait le Nacra 17 sur le bout des doigts. La grande maitrise du bateau et l’expérience dans l’olympisme dont bénéficie la rochelaise consolident fortement les bases du binôme. « Nous avons chacun nos forces. Je connais le bateau, et le fonctionnement d’une préparation olympique. Le côté tactique et stratégique qui nous manquait dans mon ancien binôme est apporté par Quentin, nous sommes très complémentaires. » raconte Manon.

Le sprint est lancé
À ces entraînements, viennent s’ajouter des compétitions qui permettent de se confronter aux autres équipes, d’analyser le niveau de jeu et de tenter de réaliser les meilleures performance afin de décrocher le ticket pour les jeux à Tokyo. Un programme intensif attend Quentin et Manon.

Les trois duos Français, Billy Besson – Marie Riou, Moana Vaireaux – Amélie Riou et Quentin Delapierre – Manon Audinet sont en lice pour représenter la France sur le plan d’eau Olympique de Tokyo en 2020. La Fédération Française de Voile a su détecter le duo Delapierre/Audinet et s’est donné le pari de les faire aller le plus loin possible. Le sprint est lancé car, dans tout juste un an, ils devront se qualifier pour Tokyo. « Nous avons tout l’hiver pour travailler ce côté technique, continuer à travailler ensemble et bien fonctionner. Après, les régates s’enchaîneront et il faudra être très vite bons, c’est le deal. Notre duo peut fonctionner rapidement. » explique Manon Audinet. Même si la formation du duo a été tardive, les entraînements à la Grande Motte semblent porter leurs fruits. Le duo travaille sérieusement pour combler certaines lacunes « Nous avons la capacité de gagner des manches, des journées ou encore des speed tests. Nous n’avons pas encore la maturité et la confiance en nous pour remonter en tête lorsque nous sommes derrière nos adversaires, c’est aujourd’hui une des forces de Billy et Marie, il faut s’en inspirer. C’est une capacité qui est importante et que je pouvais avoir en Diam 24, c’est cette capacité qui te fait gagner des courses et qu’il faut travailler avec Manon. » analyse Quentin.

Aujourd’hui, le duo recherche 40 000€ pour pouvoir assumer ses déplacements internationaux et bénéficier de toutes les clés techniques et technologiques qui augmenteront ses chances de se qualifier aux jeux.
Prochaine échéance pour le duo : une première compétition au Portugal en Décembre, « J’attends leurs résultats sur les premières régates pour voir comment ils se placent sur l’échiquier. Suite à celles-ci nous verront ce que l’on peut travailler davantage pour élever leur niveau de jeu. » conclut l’entraîneur, Franck Citeau d’un œil avisé.

LE PROGRAMME SAISON 2019

1ère WOLRD CUP – MIAMI
Du 27 au 2 février 2019
TROFEO PRINCESA SOFIA – PALMA
Du 30 au 6 avril 2019
SWC – GENOVA
Du 22 au 28 avril 2019
EUROSAF – MEDEMBLIK
Du 21 au 25 mai 2019
WOLRD CUP FINAL – MARSEILLE
Du 2 au 9 juin 2019
SEMAINE DE KIEL
Du 22 au 30 juin 2019
TEST EVENT – JAPON
15 au 22 août 2019
SWC – ENOSHIMA
Du 25 au 1er septembre 2019
CHAMPIONNAT DU MONDE – AUCKLAND
Du 20 au 8 décembre 2019

QUENTIN DELAPIERRE, barreur
 » À la fin du Tour Voile, mon partenaire Lorina voulait construire un Multi 50. Cela a été un gros dilemme pour moi car j’avais déjà fait des tests en Nacra 17 qui s’étaient bien passés et je m’étais engagé sur ce projet. Nous nous étions dit avec mon équipage en Diam 24 que nous ferions autre chose à l’issue du Tour Voile. Naviguer en Nacra 17 me paraissait être une belle opportunité. Fin juillet, Lorina a proposé de construire un Multi 50 tout neuf, il a donc fallu que je sache réellement ce qui me faisait vibrer. J’ai donc accepté celui en Nacra 17.
C’est un choix qui m’a paru cohérent. Manon navigue sur ce support depuis 6 ans, elle est techniquement l’une des coéquipières les plus talentueuses et expérimentées en France. De plus, Franck Citeau, notre entraineur et la Fédération Française de Voile ont fait un pari sur nous en nous mettant le pied à l’étrier. Avec toutes ces raisons réunies, il m’a semblé évident d’y aller pied au plancher.

Le Nacra 17 est un bateau très compliqué, je travaille beaucoup pour essayer de me mettre au même niveau que Manon. C’est un bateau volant avec une instabilité au vent arrière qui est difficile à gérer. Notre objectif est clair, même si la barre est haute, nous voulons aller à Tokyo 2020.
Avec Manon nous commençons à trouver les bonnes clés pour le fonctionnement du bateau. Ce qui est très important car le bateau est exigeant techniquement. Il faut réussir à le faire avancer vite et surtout trouver les moments pour lever la tête afin de bien se placer sur le parcours et c’est comme ça que l’on peut faire la différence.
Grâce à son expérience, Manon est plutôt sur l’aspect technique du bateau, elle essaye de le faire avancer le plus vite possible. Étant à la barre, je rejoins Manon en essayant de faire avancer le bateau le plus rapidement possible mais mon rôle est surtout de placer le bateau au mieux et de nous faire prendre les bons wagons par rapport au vent et aux adversaires.

Cela fait trois mois que nous nous entraînons avec Manon et en entraînement on a la capacité de gagner des manches, des journées ou encore des speed tests. Nous n’avons pas encore la maturité et la confiance en nous pour remonter en tête lorsque nous sommes derrière nos adversaires, c’est aujourd’hui une des forces de Billy et Marie, il faut s’en inspirer. C’est une capacité qui est importante et que je pouvais avoir en Diam 24, c’est cette capacité qui te fait gagner des courses et qu’il faut travailler avec Manon.

Aujourd’hui Il nous manque un bateau et les moyens techniques et technologiques pour bien connaître cette machine sur le bout des doigts, nous cherchons un budget de 40 000€. Avec cette somme nous aurons toutes les clés en mains pour travailler sereinement sur l’eau et engager le sprint pour rattraper notre retard. Tout cela mis bout à bout peut donner une belle surprise à la fin. C’est une chance incroyable que la FFV nous aide et nous fasse confiance sur ce projet.  »

MANON AUDINET, équipière
 » Quand j’ai décidé d’arrêté de naviguer avec mon ancien barreur, j’en ai parlé à Franck Citeau notre entraineur. Je n’avais pas forcément quelqu’un en tête, et Franck m’a parlé de Quentin et je me suis dit que ça pouvait le faire et qu’il fallait tenter. Je suis contente de notre duo, il fonctionne bien. Avec mes précédentes expériences, j’avais une idée du profil de barreur que je voulais et pour le moment Quentin répond bien aux critères que je recherchais. Nous avons chacun nos forces sur ce bateau. Je connais le bateau, et comment fonctionne une préparation olympique. Le côté tactique et stratégique qui manquait dans mon ancien binôme est apporté par Quentin, nous sommes très complémentaires.
C’est un sprint, il nous reste un an avant la sélection, l’objectif est d’être super performant tout de suite. Nous avons tout l’hiver pour travailler ce côté technique, continuer à travailler ensemble et bien fonctionner. Après, les régates s’enchaîneront et il faudra être très vite bons, c’est le deal. Notre duo peut fonctionner rapidement. Malgré le fait que Quentin ne connaisse pas encore bien le bateau, nous sommes carrément dans le match, nous avons toutes nos chances. Il faut travailler !  »

THOMAS COVILLE, skipper Sodebo Ultime
« Je connais Quentin depuis plusieurs années, il fait à la fois partie de l’équipe Sodebo et partie de mon entourage d’athlète dans lequel je puise pour m’inspirer. La relation que nous avons est très constructive car elle est très équilibrée. Nous nous apportons mutuellement des choses différentes. Moi, l’expérience en course au large et la gestion d’un gros Team et Quentin sur sa sensibilité d’équipier, de barreur, mais aussi en tactique, réglages et stratégie. J’ai besoin dans mon équipe d’avoir des personnes de confiance comme Quentin. C’est un garçon qui a un charisme évident, très loyal, franc, direct et qui, dans les moments difficiles a répondu présent et, de mon côté, c’est pareil, j’ai su être là pour lui quand il en avait besoin. C’est donc une relation en tant athlètes qui est très équilibrée et d’un point de vue humain, très riche. C’est un des athlètes les plus en devenir et les plus emblématiques. J’ai été tout de suite séduis par ses connaissances, sa sensibilité et aussi par l’homme qu’il est.

Il avait d’autres choix possibles, et il a choisi l’olympisme et c’est le choix qui lui convient le mieux. C’est quelqu’un qui est extrêmement travailleur, très pugnace, il va jusqu’au bout. C’est une vraie démarche, il va s’y impliquer à 200% et je serai à ses côtés à 200%. Il a l’étoffe d’être aux jeux et de les gagner. On est très seul dans une préparation olympique, mais Quentin voit cela comme une période d’apprentissage, d’introspection, une période qui lui permettra de mentalement et physiquement voir jusqu’où il peut aller en tant qu’athlète. Il a la ferme intention d’aller jusqu’à la médaille et en a l’envergure.

Cette génération dans la voile Olympique est une nouvelle vague qui va nous porter pendant longtemps. Un équipe de France avec Quentin et d’autres sportifs comme Kévin Péponnet (Champion du monde en 470) va créer une dynamique car ce sont des personnes qui se connaissent, se construisent ensemble et qui peuvent créer une émulation incroyable pour toute une génération. C’est toute une génération qui a la tête sur les épaules, qui est humble et travailleuse. Et qui, d’un autre côté est enthousiaste, drôle et flamboyante. Manon a une vraie détermination dans ce projet, elle investit son énergie et son expérience sur Quentin, je trouve ça super. C’est une très belle opportunité pour Quentin.
Le Team Sodebo sera à ses côtés jusqu’au bout, c’est une bonne richesse pour échanger, se sentir épaulé. Nous serons derrière lui pour qu’il mène son projet à bien. »

FRANCK CITEAU, entraîneur
«  Quentin a tous les ingrédients pour faire du haut niveau et de l’olympisme, aussi bien par ses qualités physiques que mentales. Ce qui est intéressant, c’est l’analyse de sa performance à lui. Il arrive à prendre du recul sur ce qu’il fait et voit assez justement les choses, ce qui est généralement assez difficile à faire. Une de ses qualités est qu’il sait où il veut aller. Le plus dur n’est pas de s’habituer au support et d’être bon sur un bateau, c’est plutôt d’acquérir la méthode pour pouvoir gagner. Il y a une méthode qui est transposable sur les bateaux, les grands champions l’ont et arrivent à reproduire cette performance. Je pense que Quentin est capable d’avoir cette méthode.
La position centrale de l’entraineur est d’avoir un regard le plus objectif possible sur la prestation que donnent les athlètes. Il faut leur donner les outils pour progresser sur des domaines de compétences qu’ils n’ont pas encore. Il faut aussi préparer leur programme sportif pour être les meilleurs le plus rapidement possible.
Quentin et Manon s’entrainement depuis plusieurs mois maintenant. J’attends leurs résultats sur les premières régates pour voir comment ils se placent sur l’échiquier. Suite à celles-ci nous verront ce que l’on peut travailler davantage pour élever leur niveau de jeu.«