One Planet One Ocean
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Pourtant Aleix Gelabert et Didac Costa doivent commencer à croire à cette quatrième place qui, de leur propre aveu, n’avait pas vraiment été envisagée au démarrage de leur tour du monde. Mais petit à petit Aleix et Didac ont pris confiance et haussée leurs ambitions au fur et à mesure du déroulement de ce tour du monde. Sur leur vénérable IMOCA, conçu à l’origine pour le Vendée Globe 2000 d’Ellen Mac Arthur, les deux bizuths se sont révélés des clients sérieux, forçant au passage l’admiration de la concurrence. Il leur reste un peu plus de 400 milles pour aller au bout de leu r rêve, mais à force de culot et de détermination, les voilà en train de damer le pion à des équipages plus expérimentés ou disposant de machines plus performantes. On pourra parler aussi du doigt de la chance qui les a accompagnés parfois, mais c’est aussi la marque des gens talentueux que de savoir convoquer le hasard. Ces 50 milles d’avance pourraient être une garantie dans beaucoup d’arrivées de courses au large. Mais en Méditerranée, tout peut encore basculer d’un moment à l’autre.

Jörg Riechers et Sébastien Audigane sont enfin en route directe vers le détroit de Gibraltar à bord de Renault Captur. Joint ce matin, Sébastien reconnaissait une certaine fatigue morale : quand on est régatier, compétiteur dans l’âme, naviguer en sachant qu’il n’existe plus d’enjeu, sans même pouvoir se confronter à un concurrent direct, peut vite tourner au pensum.

Pour l’équipage de Spirit of Hungary c’est la même problématique, mais deux aiguillons permettent à Nandor Fa et Conrad Colman de rester en mode régate. Chaque jour qui passe est susceptible de fournir de nouveaux renseignements dans la perspective du prochain Vendée Globe du navigateur hongrois et la date butoir de la remise des prix incite les deux coéquipiers à pousser les feux de leur canot pour participer à la fête commune.

Ils ont dit :

Sébastien Audigane (Renault Captur) : « On a viré de bord tout à l’heure. C’est le dernier virement de bord avant Gibraltar. Pour l’instant on ne fait pas cap directement vers Gibraltar, mais ça ne va pas tarder parce que le vent va adonner dans la journée et puis on va faire une route en bâbord amure vers Gibraltar qu’on devrait atteindre dans une petite semaine. On est un peu fatigué, mais surtout moralement parce qu’on n’a pas de concurrent avec qui jouer. Au niveau physique, on est en forme, on dort bien, on n’est pas trop stressé par la concurrence, on fait des bons quarts de sommeil. Il n’y a pas grand-chose à faire sur le bateau à part le faire avancer au près, ce n’est pas trop compliqué. »

Classement à 15h00
Cheminées Poujoulat (B Stamm – J Le Cam) arrivé en 84j 05h 50mn 20s
Neutrogena (G Altadill – J Muñoz) arrivé en 89j 11h 47mn 00s
GAES Centros Auditivos (A Corbella – G Marin) arrivé en 91j 05h 09mn 28s
One Planet One Ocean &am p; Pharmaton (A Gelabert – D Costa) à 413,9 milles de l’arrivée
We Are Water (B Garcia – W Garcia) à 53,6 milles du leader toujours en course
Renault Captur (J Riechers – S Audigane) à 1503,8 milles
Spirit of Hungary (N Fa – C Colman) à 2185,3 milles