Le point en ultime. Casse de lattes de GV sur Macif réparées

La route des deux derniers ultimes encore en course, Macif et Idec Sport commence à s’aplanir et les premiers alizés se rapprochent pour glisser vers l’ouest. Ce que commence à faire François Gabart en fin de journée ce mercredi. Actuellement sur l’Ouest de Madère, les deux bateaux bataillent entre les grains pour essayer d’accrocher des alizés encore très instables. Ce mercredi matin, les conditions sont encore assez difficiles avec une mer très formée. Le pont d’IDEC SPORT est régulièrement sous l’eau. Des conditions qui devraient s’améliorer en fin de journée dès que les deux leaders toucheront un vent plus régulier, plus propice à une glisse rapide vers la Guadeloupe.
François Gabart navigue en short avec des températures qui sont remontées. Il a cassé des lattes de GV hier qu’il l’a contraint à affaler sa GV avant de pouvoir repartir. Un problème sur lequel il n’a pas voulu s’étendre sachant les problèmes rencontrés par les autres et qui depuis est réparé comme il avait pu le faire sur son record en solitaire autour du monde.

Thomas Coville et son équipe tente toujours de réparer Sodebo. Romain Pillard sur USe it Again fait route vers la Corogne après avoir constaté dans la nuit la casse de plusieurs chariots de grand-voile. Le marin ne peut pas renvoyer sa grand-voile en l’état, ni réparer en mer dans ces conditions.

Armel Le Cleac’h secouru hier vers minuit est avec ses proches et son équipe. On est pour l’instant sans nouvelles du sauvetage du maxi trimaran Banque Populaire IX.

François Gabart est toujours en tête de la Route du Rhum après avoir affronté deux jours et demi vraiment éprouvants et compte 50 milles d’avance sur Francis Joyon qui s’accroche depuis le départ. Des milles conquis hier après-midi au terme d’une bataille de manœuvres qu’on imagine dantesque. « L’analogie qui me vient spontanément est liée à la montagne, dit Thomas Normand, responsable du team technique du trimaran MACIF. François en a fini avec son ascension par la face nord, il est arrivé au sommet, et il faut maintenant qu’il redescende ».
François Gabart le 7/11 à 10h00

Entre le trimaran MACIF et l’autoroute du soleil se dresse cependant une zone de vents faibles de 150 milles environ, positionnée juste dans le sud de Madère. Après le couloir nord, places aux pistes bleues ! « Il faut rester hyper vigilant, parce que plein de choses peuvent arriver, mais François va pouvoir dormir un peu plus et relâcher un brin la pression. Mais pas trop : dans ces moments, les soucis peuvent aussi arriver très vite ».

L’éclairage
Le choix de la trajectoire. Pour passer le front anticyclonique du jour, François Gabart va s’appuyer sur sa cellule de routage, pilotée par Jean-Yves Bernot et dans laquelle œuvrent Guillaume Combescure et Julien Villion notamment. La clé sera de placer l’empannage au bon endroit. Pour cela, la terre s’appuie sur deux modèles météo, l’américain et l’européen, en sachant quand l’un est plus performant que l’autre. Mais le retour d’informations de François est fondamental. En renvoyant les infos concernant la pression atmosphérique, l’angle et la force du vent en temps réel, il assure un complément d’informations essentiel à la performance. « François est maître de ses décisions, il fait sa route. Pour cela il prend l’info, il vérifie, et choisit d’empanner. Il est vraiment le leader de ses choix ». Il convient de noter que les informations transmises par le skipper dans la tempête sont plus riches : la position et la couleur de chaque nuage a une signification météorologique. Un ciel bleu de zone anticyclonique est moins bavard, du coup…