Philippe Poupon le retour ?

Philippe Poupon
Philippe Poupon

Simple boutade ou vraie envie ?
«J’en ai rêvé très fort la nuit passée. Alors peut-être que Denis Horeau (l’actuel directeur de course) a capté ces ondes. Je suis conscient de ce que cela représente comme investissement. Ne concluez pas trop vite que je serai là dans quatre ans mais pourquoi pas ? On a vécu comme cela, la mer est en nous, la course, c’est notre passion», lâche-t-il un peu à l’écart.
Cette idée de refaire un Vendée Globe titille donc à nouveau le Bigouden qui avait terminé troisième de la deuxième édition. Ces dernières années, le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro a pris ses distances avec la haute compétition. Grand amoureux de la nature, il est allé naviguer dans les Mers du Sud en croisière : «Je viens de passer près de dix ans dans ces contrées fascinantes. On est dans un autre monde de couleurs et d’ambiance. C’est une belle aventure au plan maritime et une belle expérience de vie».
Ce marin, souvent pris comme modèle par ses pairs en raison de son approche très novatrice de la course au large, connaît trop bien le travail nécessaire à un Tour du monde pour se réengager à la légère. Mais le démon de la course l’habite toujours un peu… ou est venu le revisiter en cette période où les Le Cam, Jourdain s’empoignent dans l’Océan Indien.
Quel regard porte-t-il sur cette édition menée tambour battant par les premiers ? «On s’aperçoit que le niveau de la compétition s’est encore élevé avec le potentiel des bateaux qui a progressé et aussi celui des marins. Vincent Riou a pris l’empreinte de Michel Desjoyeaux dont il était le second. Jean Le Cam, lui, n’avait pas besoin d’empreinte et il exprime sa dimension. Dans ce métier il y a des périodes de galère, de creux de la vague. Il a eu son lot avec son trimaran. Il retrouve le devant de la scène qu’il mérite. Et, derrière, Bilou (Roland Jourdain) ne va pas capituler. L’histoire est loin d’être finie».
Spectateur très attentif de cette explication au sommet entre Finistériens de la «Vallée des fous», Philippe Poupon n’exclut pas d’y repiquer. Il n’est pas le seul : Michel Desjoyeaux, qui était à ses côtés, à lâché a son tour : «S’il revient dans quatre ans, j’y serai aussi». Virus, quand tu nous tiens !

Gilbert Dréan.

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