Orange II prêt pour le tour du monde

Orange II
Orange II

Parti mercredi pour une sortie d´entraînement, « Orange II » » est rentré à sa base lorientaise, hier. Après un chantier de huit semaines et quelques essais en mer, le maxi-multicoque est fin prêt à larguer les amarres. Tout le gréement dormant a été changé, ainsi que les deux safrans qui avaient causé bien des soucis à l´équipage lors de la dernière tentative.

13 ou 14 à bord

Reste maintenant à connaître les noms des équipiers qui seront retenus pour cette giration planétaire : «  »On sera 13 ou 14 à bord : je n´ai pas encore décidé si j´allais être dedans ou hors quart » ».
Pas superstitieux pour un sou -«  »nous étions 13 à bord de «  »Orange » » lors de la tentative victorieuse en 2002″ »-, Bruno Peyron va, en revanche, avoir un choix difficile à faire d´ici à une semaine. En effet, sur les 15 équipiers qui étaient à bord hier, un équipier au moins (voire deux) restera à quai.
Et vu les CV nautiques des hommes présents sur le géant, la sélection ne sera pas aisée. Le «  »noyau dur » », c´est-à-dire ceux qui étaient déjà à bord lors du Jules Verne 2002 (Yann Eliès, Yves Le Blévec, Ronan Le Goff, Philippe Péché, Laurent Chastel et Jean-Baptiste Epron) seront très certainement du voyage. Comme il est fort probable que le Suédois Roger Nilson, Jacques Caraës et Sébastien Audigane, tous trois présents en 2004, fassent aussi partie de l´équipage.

Stamm, Caudrelier, Lemonchois…

Quant aux nouveaux «  »venus » », ils ont des atouts à faire valoir : Lionel Lemonchois, Bernard Stamm et Charles Caudrelier, excusez du peu. «  »Bien sûr, j´espère être retenu, car ça me plaît beaucoup » », avoue le dernier vainqueur de la Solitaire du Figaro. Privé de Vendée Globe, le Suisse Stamm est lui aussi partant pour un tour du monde express : «  »Je ne connaissais pas ce type de bateau. C´est très rapide » ». Et forcément, ça lui plaît. Bruno Peyron n´a donc que l´embarras du choix.
Rassuré par les belles performances de son géant l´été dernier (1), le skipper a hâte d´en découdre : «  »On sait pourquoi on a fait ce bateau-là. J´ai toujours dit que je voulais qu´il devienne l´engin le plus rapide de la planète : c´est la raison pour laquelle on s´attaque à des choses ambitieuses » ».

60 jours de nourriture

Détenteur à deux reprises du Trophée Jules Verne, l´aîné des frères Peyron veut reprendre son bien à Kersauson : «  »Oui, je veux récupérer ce Trophée qui me tient à cœur et aussi battre le temps absolu de Fossett. Ainsi, on réunifiera les deux titres, comme en boxe » ».
Avant d´entrer sur le ring, Peyron et ses équipiers ont mené une impitoyable chasse au poids. Ainsi, les deux moteurs ont été enlevés et remplacés par un générateur : «  »On a économisé entre 800 et 900 kg » ».
Côté nourriture, l´équipage va embarquer de quoi s´alimenter pendant 60 jours. Sachant que le Trophée Jules Verne est à 63 jours 13 h 59´ 46´ et le record absolu du «  »Cheyenne » » de Steve Fossett à 58 jours 9 h 32´ 45´´…

Philippe Eliès

(1) : record de la plus grande distance parcourue en 24 h (706,2 milles à la moyenne de 29,29 nœuds), record de la Méditerranée en 17 h 56´ 13´´ (à la moyenne de 25,53 noeuds) et très belle performance lors de la traversée de l´Atlantique en août où «  »Orange 2″ » a raté le record de 31 petites minutes.

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