Nicolas Lunven, insatiable navigateur

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Quelques semaines après son retour d’Auckland et profitant d’une pause sur la Volvo Ocean Race (tour du Monde en équipage avec escales), Nicolas Lunven, navigateur à bord du monocoque Turn The Tide on Plastic skippé par la britannique Dee Cafari, évoque le présent et le futur.

Volvo Ocean Race : Acquérir une grande expérience
Suite à sa victoire sur la Solitaire du Figaro l’été dernier, le navigateur breton avoue « ne pas avoir chômé. » En effet, la Solitaire à peine finie, Nicolas Lunven a enchaîné sur le Tour de France à la Voile en officiant comme météorologue pour deux équipages engagés avant de rejoindre début août le VOR65 Turn The Tide on Plastic de Dee Caffari sur la Rolex Fastnet Race. Une première navigation concluante avec cet équipage international puisqu’il est devenu depuis l’un des navigateurs du bord en alternance avec Brian Thompson sur la Volvo Ocean Race. A ce calendrier de fin 2017, s’ajoute une deuxième place sur la Douarnenez Fastnet Solo et par conséquent le titre de champion de France Elite de course au large 2017. Nicolas s’octroie donc une pause bien méritée et se permet de suivre la leg 7 de la Volvo Ocean Race à terre. « Cela fait du bien un peu de repos » déclare-t-il « et de laisser ma place sur cette étape à Brian Thompson avec qui je collabore au niveau analyse météo depuis le départ de ce tour du Monde. Je profite de ma famille (NDLR : Nicolas est devenu papa pour la deuxième fois lors de l’étape Lisbonne – Cap Town) et je recharge les batteries car la Volvo est une course de longue haleine très usante. L’expérience que je vis en tant que navigateur sur la Volvo Ocean Race est géniale et j’apprends beaucoup. Nous naviguons dans des zones où nous sommes peu habitués, comme les mers du Sud qui étaient une première pour moi. Et quelle chance de partager cela avec Brian et Dee, deux sportifs multi-tourdumondistes !»

Naviguer, toujours naviguer !
De retour en France, pas question de laisser le ciré sécher trop longtemps. « Je vais participer ces prochains jours au Spi Ouest-France, en IRC, avec des copains. Pour l’anecdote, je retrouve avec plaisir Jacques Pelletier (propriétaire du bateau) qui m’avait offert mon premier Fastnet à son bord, j’avais alors 17 ans… Je vais aussi faire quelques navs en Figaro avec Alexis Loison. Et puis une grande première pour moi : je seconderai Jean-René Guilloux sur La Plastimo Lorient Mini 6.50 (départ le 06 avril), ma toute première course en Mini 6.50. J’ai vraiment hâte de découvrir cette classe si dynamique et ces bateaux si fous ! Selon moi, il est important de continuer à aller sur l’eau le plus souvent possible, pour garder le contact. Mi-avril, je rejoindrai à Itajai mon équipe de la Volvo, je ne me vois pas mettre un pied à bord sans avoir navigué pendant 6 semaines ! »

Au départ du Vendée Globe !
En parallèle de ces navigations, Nicolas et son équipe continuent de chercher des partenaires afin de participer au prochain Vendée Globe. « Dès que j’ai un pied à terre je me focalise sur cet objectif ! Nous sommes encore largement dans les temps pour monter un projet en vue de 2020. Il faut savoir être créatif et réactif avec nos interlocuteurs. »