Solitaire Urgo Le Figaro, le parcours dévoilé

La Solitaire 2019 ne ressemblera en rien aux précédentes éditions avec l’arrivée du Figaro Bénéteau 3 et un magnifique plateau de skippers où les plus grands seront là. Aucun n’a voulu manqué cette grande première. Nantes sera la ville de départ de la course.

Avec le nouveau monotype Figaro Bénéteau 3, La Solitaire URGO Le Figaro entre dans une nouvelle ère pour sa cinquantième édition. Et si l’Irlande est de nouveau au programme avec une escale à Kinsale, Nantes sera pour la première fois ville de départ avant deux étapes au large et deux étapes semi-hauturières pendant tout le mois de juin. L’autre grande nouveauté côté parcours, reste le contournement de l’île de Man lors d’une deuxième étape marathon de 630 milles !

C’est dans l’atelier nantais sous le pont de Cheviré où furent réalisés nombre de voiliers de course légendaires (Formule 40, Fleury Michon, One Tonners…) que le chantier Bénéteau a décidé de construire les nouveaux monotypes destinés à La Solitaire URGO Le Figaro. Et en toute logique, c’est le long du quai de la Fosse à Nantes que la flotte sera rassemblée aux côtés du Maillé-Brézé à partir du 27 mai, en aval du pont Anne de Bretagne.

Nantes – Kinsale : l’Irlande en entame
Ainsi, la première étape de La Solitaire URGO Le Figaro partira sous le pont de Saint-Nazaire, à 16h30 le dimanche 2 juin, après une descente de la Loire à partir de 8h30 au départ de Nantes. La flotte devra d’abord contourner une marque d’eaux saines face à Port Bourgenay avant de s’élancer vers le phare du Fastnet, puis de rallier le port irlandais de Kinsale, l’escale la plus mythique de cette course en solitaire pour la vingtième fois ! Un tracé de plus de 550 milles au large en laissant à tribord les plateaux rocheux de Sein et de Land’s End pour une arrivée prévue des premiers, le mercredi 5 juin. La Solitaire URGO Le Figaro remet en exergue le format rugueux qui a construit sa difficulté et formé moult marins renommés.

Kinsale – Roscoff : l’île de Man en première
Après au minimum deux nuits de repos, la flotte devra aborder l’étape la plus atypique de l’histoire de La Solitaire URGO Le Figaro : le dimanche 9 juin, c’est par une remontée de la mer d’Irlande que débute ce marathon de plus de 630 milles vers l’île de Man avant une longue descente le long du pays de Galles, un passage entre Land’s End et les Scilly, pour finir par une traversée de la Manche en direction de Roscoff. Le port finistérien qui accueille pour la troisième fois la course en solitaire, devrait voir les premières étraves pointer vers le jeudi 13 juin…

Roscoff – Roscoff : mi-temps bretonne
Quelques jours de sommeil plus tard, les solitaires vont entamer le dimanche 16 juin, un parcours semi-hauturier de 460 milles environ qui permettra de jouer avec les courants de la pointe Bretagne (Four, Sein, Fromveur), puis de la Manche avec le contournement du brise-lames de Plymouth, les îles anglo-normandes et retour par Granville. Un tracé assez technique pour « switcher » du grand large au côtier où la problématique doit concilier effets de site, courant de marée et contrôle des concurrents à la mi-parcours de cette Solitaire URGO Le Figaro, avec une nouvelle arrivée dans le port finistérien dès mercredi 19 juin.

Roscoff – Dieppe : pour conclure
Enfin, c’est une double traversée de la Manche qui attend les coureurs pour clôturer cette cinquantième édition de La Solitaire URGO Le Figaro. En partant de Roscoff le samedi 22 juin, les solitaires vont devoir parer Land’s End via une bouée devant Portsall, puis longer les côtes anglaises jusqu’a sud Owers à l’est de l’ile De Wight, avant de descendre vers Barfleur pour une arrivée prévue vers le mercredi 26 juin à Dieppe (pour sixième fois escale), soit encore plus de 500 milles dans les courants de marée et les effets de site perturbant la brise.

L’habituel postlogue de conclusion se déroulera ainsi devant la côte d’albâtre, le samedi 29 juin en prélude à la remise des prix officielle. Ainsi cette cinquantième édition cumulera plus de 2 000 milles tout le mois de juin, montant quasiment jusqu’au 55° Nord, avec un nouveau monotype que la quarantaine de solitaires attendus découvrira pour la première fois après les half-tonners (1970-1989), le Figaro Bénéteau (1990-2002), le Figaro Bénéteau 2 (2003-2018). Un mélange tonique entre tradition, sur un parcours technique qui retrouve l’Irlande, Roscoff et Dieppe, et modernité avec Nantes en ville d’accueil, l’île de Man à contourner et un bateau à foils qui ouvre bien des perspectives tactiques avec des conditions météorologiques très variées… Un parcours solide qui attire déjà nombre d’anciens vainqueurs et pléthore de jeunes talents.

#PARCOURS
50ème édition de La Solitaire URGO Le Figaro
27 mai : arrivée des Figaro Bénéteau 3 le long du quai de la Fosse (Nantes)
2 juin : départ de la première étape (550 milles) sous le pont de Saint-Nazaire
5 juin : arrivée des premiers à Kinsale (Irlande)
9 juin : départ de la deuxième étape (630 milles) vers l’île de Man
13 juin : arrivée des premiers à Roscoff
16 juin : départ de la troisième étape (450 milles) autour de la pointe Bretagne
19 juin : arrivée des premiers à Roscoff
22 juin : départ de la quatrième étape (460 milles) vers la Cornouaille britannique
26 juin : arrivée des premiers à Dieppe
29 juin : postlogue et remise des prix à Dieppe