Multi50. Arkema 4 : tester aujourd’hui pour innover demain

Copyright : Vincent Olivaud / Arkema Sailing

La construction du Multi50 Arkema 4 avance. La mise à l’eau est prévue au printemps prochain. En parallèle de la construction, Lalou Roucayrol continue de former son futur skipper Quentin Vlamynck, au travers de multiples entraînements en conditions réelles, pendant lesquels les deux navigateurs endossent le rôle de ‘béta-testeurs’ à bien des égards, notamment en étroite relation avec la voilerie Incidence.

Avec près de 6 000 milles nautiques au compteur depuis le mois de juillet, Quentin Vlamynck continue son apprentissage au côté de Lalou Roucayrol, après notamment un entraînement intensif aux Canaries le mois dernier. « Nous sommes rentrés la semaine dernière après y avoir passé près d’un mois », explique Quentin. « Nous avons fait de grosses sessions de navigation là-bas, établissant même deux nouveaux records, celui de Gran Canaria et celui des 7 îles. C’était hyper intéressant d’analyser le comportement du bateau dans les vagues et le vent soutenu. Les navigations étaient très techniques et très enrichissantes. Nous avons eu des conditions difficiles sur le convoyage retour et subi quelques pépins techniques avec le pilote automatique. C’était très formateur de réparer en mer, d’échanger avec les techniciens pour remédier à la panne. Tout cela rentre également dans ma formation continue auprès de Lalou. »

Ces navigations, qui font partie intégrante de la formation de Quentin à son futur rôle de skipper d’un multicoque, sont également l’occasion de tester un large panel de matériel, dont les éléments prépondérants à la performance du bateau : les voiles.

Ponts d’innovation
Cela fait des années que Lalou Roucayrol teste du matériel pour la voilerie Incidence. Équipé d’une voile de test – un gennaker Strong Luff – sur les trois Grands Prix de la saison 2019, les essais de cette nouvelle voile innovante de la voilerie Incidence Sails ont clairement été concluants avec trois victoires à la clé remportant ainsi le titre de champion de France 2019. Pierre-Antoine Morvan, responsable de la R&D chez Incidence Group, nous explique la particularité de cette voile : « C’est une voile sans câble, en DFi®, très novatrice. L’atout majeur du Strong Luff est, comme son nom l’indique, la tenue du guindant, mais aussi un gain sensible de performance. Nous avons eu d’excellents retours de la part de Lalou et Quentin sur cette voile après leurs grands prix. En plus du gennaker, Quentin a d’ores et déjà pu tester le nouveau J3 lors de ses entraînements aux Canaries. Elle est plus légère, polyvalente et plus dynamique. La commercialisation de cette nouvelle technologie débute sur le Nautic 2019 de Paris. »

Afin de prolonger l’innovation de cette nouvelle voile, Lalou Multi a décidé de procéder à la réalisation des pièces d’accastillage de ces voiles en résine Elium® développée par Arkema. César Dohy, maître voilier chez Incidence, explique : « Pour tenir ces voiles, il existe deux pièces très spécifiques que l’on appelle des cosses. Ce sont des pièces en aluminium de 10 cm² environ de forme triangulaire aux points d’amures et de têtière qui tiennent littéralement la voile. Fabriquées en résine Elium®, elles sont ainsi plus légères, avec des formes plus douces et deviennent désormais recyclables. Quentin et Lalou l’ont testées aux Canaries et les premiers retours sont concluants. »

Suivi de chantier
Tandis que l’histoire du Mini 6.50 Arkema 3 s’achève, celle du Multi50 Arkema 4 débutera sur les flots avec sa mise à l’eau au printemps prochain . De retour des Canaries, Quentin Vlamynck fait le point sur le chantier de son futur trimaran : « Le chantier avance à bon rythme. Les pièces commencent à prendre forme, notamment celles de la coque centrale qui sont terminées. Les mousses sont actuellement collées et l’intégralité de la coque devrait être assemblée dans le courant du mois de décembre. Les équipes sont de plus en plus expérimentées et la production des pièces va s’enchaîner dans les prochaines semaines. La dérive est terminée et nous finalisons les commandes d’accastillage et d’électronique. Nous gagnons beaucoup de temps sur ces dossiers grâce à l’acquisition de données effectuées in situ avec le Multi50 Lalou Multi. Toute l’équipe a désormais hâte de le voir prendre forme. »