La Carac poursuit son engagement aux côtés du skipper Louis Duc. Le 5 janvier dernier, devant l’ensemble de leurs salariés, les dirigeants de la Carac ont annoncé la bonne nouvelle : la mutuelle d’épargne reprend le large pour les deux prochaines saisons sportives aux côtés du skipper Louis Duc qui sera cette fois à la barre d’un tout nouveau Class40, innovant et conçu entièrement par des entreprises de l’Ouest de la France.

Depuis 3 ans, le partenariat entre la mutuelle d’épargne et le skipper normand monte en puissance. Il prend en 2017 une nouvelle envergure. Jusqu’à présent, la Carac et Louis Duc bataillaient en solides outsiders. A la barre d’un bateau de l’ancienne génération, armé de son sens marin et stratégique, Louis avait décroché de superbes podiums.
. Cette année, avec la construction d’un prototype novateur et cousu main pour le normand, le skipper Carac va désormais pouvoir rivaliser avec les bateaux les plus performants de la flotte Class40. Deux grandes épreuves sont en ligne de mire : la Transat Jacques Vabre en novembre 2017 et la Route du Rhum l’année suivante.

Stéphane Macé, responsable Marketing et Développement de la Carac : « Ce nouveau défi sportif est à l’image des enjeux de la Carac dans les années à venir. Nous devons innover sur un marché très compétitif, dans le respect de nos valeurs et tout en conservant une relation de sincérité avec nos adhérents. Louis, dans son domaine, me semble totalement incarner ces enjeux : il mise sur ses forces, son sens des relations humaines, ses compétences techniques et stratégiques, et fait appel à des partenaires choisis pour leur expertise pointue pour l’accompagner dans sa démarche. Nous avons une grande confiance en lui et en toute l’équipe qu’il a su mobiliser. Nous attendons avec impatience la première course ! »

Avec ce partenariat voile, la Carac poursuit également son engagement solidaire. A chaque mille parcouru par le skipper, un euro est reversé aux cinq associations partenaires de la mutuelle : Arc-En-Ciel, L’Association des Paralysés de France, Mécénat Chirurgie Cardiaque, L’Œuvre des Pupilles Orphelins et Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers de France et Solidarités Nouvelles face au Chômage. En 2016, avec ce dispositif, la Carac a ainsi pu reverser 7 400 euros.

Des experts à la manœuvre Pour la mise en œuvre de son nouveau bateau, Louis Duc a réuni une équipe d’experts de l’Ouest de la France. Les plans sont signés par le cabinet Marc Lombard à La Rochelle, la coque est construite chez Gepeto Composite à Lorient, le pont (dessiné par Halvard Mabire) et les appendices sont fabriqués chez V1D2 à Caen. L’ensemble est supervisé par Marc Lefèbvre, gérant expérimenté du chantier V1D2. Un projet entièrement réalisé en France qui associe les savoir-faire d’entreprises innovantes.

Tirer la performance vers le haut Cette dream team technique a été soigneusement choisie par Louis Duc qui murit ce projet depuis des mois. Grâce à sa vigilance et ses bonnes idées, le Class 40 promet d’être un prototype innovant et raisonné à la fois, dans un budget maitrisé.

« J’ai une confiance totale en chacun d’eux. Ils ont une longue et solide expérience en course au large. Ils sont tous excellents dans leurs domaines respectifs et je savais que cela fonctionnerait très bien entre eux. L’idée étant de tirer la performance vers le haut sans partir dans un délire technique. Il y a eu beaucoup de recherche et développement, à tous les niveaux, autour de ce Class40, mais l’objectif final reste de produire un bateau fiable, raisonnable tant techniquement que financièrement », détaille Louis Duc.

Un prototype innovant, mais raisonné Pas moins de 40 plans ont été réalisés au sein du cabinet Lombard, avec l’appui et le savoir-faire du spécialiste en hydrodynamique Lionel Huetz, pour aboutir au projet innovant du Class40 Carac.

« Le cahier des charges de Louis était très clair : il voulait un bateau taillé pour le large, qui soit le plus puissant et le plus performant de l’actuelle flotte des Class40 », explique Eric Levet du cabinet Lombard. « Lionel a réalisé un long et minutieux travail de R&D en hydrodynamique, je pense que cela n’avait jamais été fait auparavant pour un Class40. Le résultat est un Scow à étrave pointue… Il a de gros volumes à l’avant, des lignes tendues, un brion (partie de la coque située entre l’étrave et la quille) bien au-dessus de la ligne de flottaison. Un gros travail a été réalisé sur l’équilibre du bateau… »

« Il y a beaucoup d’innovations sur le Lift40 », sourit Louis Duc. « Ils ont beaucoup travaillé pour tout optimiser en termes de gain de poids notamment, mais sans que cela conditionne la fiabilité du bateau. Le plan de pont a été bien pensé, et puis, il y a une belle innovation sur le gréement… » Le gréement, une première Le gréement du Lift40 est une innovation à lui tout seul. Le mât du Class40 Carac, co-conçu par le cabinet Lombard et la société Axxon Composite, n’aura qu’un seul étage de barres de flèche. « Supprimer un étage de barre de flèche permet d’alléger le gréement, d’abaisser son centre de gravité et de limiter le fardage de façon sensible. Conséquence directe, le bulbe peut, lui aussi, être allégé, ce qui limite le tangage du bateau », explique Henri-Paul Schipman, du cabinet Lombard.

« On est sûrs d’avoir un beau bateau » « Avec Gepeto Composite et V1D2, on est sûrs d’avoir un beau bateau très bien construit », soulignent les architectes du cabinet Lombard. La coque du Lift40 est en cours de construction chez Gepeto Composite, un chantier lorientais bien connu dans le milieu de la course au large pour la qualité de son travail. Une majorité des écuries Ultim, IMOCA, Multi50 et, autrefois, Orma, ainsi que de gros chantiers tels que Multiplast font en effet régulièrement appel au team de Gautier Nollet pour concevoir des pièces très techniques. La coque du Lift40 est fabriquée avec le même soin que les éléments les plus complexes que l’équipe lorientaise a coutume de travailler.

Constructions simultanées Toujours dans une logique de recherche de performance, de maîtrise des coûts, et du respect d’un timing relativement serré, le pont du Lift40 sera le même que celui du Class40 « Campagne de France » conçu par Halvard Mabire. Il a été construit en décembre dernier, chez V1D2, également en charge de la conception des appendices. Ainsi, pendant que la coque prend forme en Bretagne, le pont et les appendices sont conçus en Normandie. Le tout sera assemblé dès le mois de mars, à Lorient.

Marc Lefèbvre, chef d’orchestre La mise en musique de ces différentes partitions a été confiée à Marc Lefèbvre, gérant du chantier V1D2 : « il a 20 ans de métier, une longue expertise en gestion de chantier : il saura m’accompagner dans la maîtrise des coûts et des délais », commente Louis Duc.

En coulisse de tous ces « chantiers » le skipper Carac est omniprésent, vigilant, attentif, acteur aussi. Il observe, apprend et ne manque jamais de mettre son grain de sel, son sens marin et ses bonnes idées de compétiteur au service de ces experts.

L’assemblage coque-pont est prévu en mars et la mise à l’eau trois mois plus tard dans l’objectif d’être au départ de la course « Les Sables – Horta » qui s’élancera début juillet. Le premier grand rendez-vous de l’équipe Carac sera la Transat Jacques Vabre en novembre.

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Les artisans de la conception du nouveau Class40 Carac

Le cabinet Lombard La longue expertise en course au large de cette équipe a été associée à un travail approfondi (inédit pour un Class40) en hydrodynamique menée par Lionel Huetz, spécialiste en la matière. Henri-Paul Schipman y a apporté sa patte de régatier et de coureur au large, le tout chapeauté par l’expérimenté Eric Levet.

Gepeto Composite Le chantier lorientais de Gautier Nollet est réputé dans le monde de la course au large pour sa capacité à réaliser des pièces particulièrement techniques et complexes avec la plus grande minutie. Cette petite équipe de techniciens a à cœur de concevoir le Lift40 avec le même soin.

V1D2 Le chantier normand et son fondateur et gérant Marc Lefebvre s’appuient sur une très solide expérience en préparation d’engins de course au large : de nombreux coureurs IMOCA60’ ont confié leurs engins de course à ces mains expertes.

Shoreteam Halvard Mabire, coureur au large au palmarès éloquent (5 Withbread, 7 Solitaire du Figaro, 32 courses transatlantiques, notamment) a dessiné le pont qui sera utilisé pour le Lift 40 : sobriété et efficacité, des valeurs sûres.

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