Mini-Transat. C’est parti pour la deuxième étape !

@ C. Breschi

C’est avec de belles conditions – un alizé d’une quinzaine de nœuds – que les 86 skippers de la Mini-Transat se sont élancés pour cette deuxième étape. Un moment attendu et pour lequel les marins se sont entraînés intensément depuis 2 ans. La météo s’annonce favorable, et propice à une navigation rapide, tout au long des 2 700 milles menant en Martinique. Axel Tréhin (proto) et Ambrogio Beccaria (série) occupent les commandes à l’issue de la première étape, mais les écarts sont faibles et ce deuxième acte peut complètement redistribuer les cartes.

Réactions des marins au moment de quitter les pontons :

Ambrogio Beccaria (série, vainqueur de la première étape) : « Je suis un peu stressé car la météo bouge beaucoup. Pas simple de déterminer s’il faut faire une route Sud ou Nord. Il faudra s’adapter plutôt que de suivre une stratégie toute faite. Mais c’est une chose que je sais faire. Quand on sera partis ça ira beaucoup mieux. Je pense que les écarts vont rester faibles. »

Keni Piperol (série, 14e de la première étape) : « Le début de course va être important, il va falloir tirer les bons bords, bien se placer et ne pas se faire bloquer dans les dévents des îles. Ça fait un moment qu’on a envie de retourner naviguer. J’ai déjà terminé la Mini-Transat mais chaque traversée est différente. Le bateau n’est pas le même, les conditions sont différentes. »

Céline Sallès (série, 54e de la première étape) : « Difficile de trouver les mots pour décrire ce qu’il se passe dans ma tête, il y a un gros mélange d’émotions. Il s’est passé tellement de choses pour en arriver là, c’est presque un soulagement d’y être. Quand on déroule la carte du parcours, on se dit qu’on n’est pas grand-chose sur nos petits bateaux. Je vais essayer de gagner quelques places au classement mais pas de stress à ce niveau. »

Pierre Moizan (proto, 12e de la première étape) : « Cela fait très longtemps qu’on se prépare pour ce moment, presque trois ans pour moi. Ça fait bizarre quand ce jour arrive. Hier j’étais très stressé mais aujourd’hui ça va mieux. Après trois semaines de break, il va bien falloir se remettre dedans. C’est l’histoire de quelques heures sur le bateau puis nous allons reprendre le rythme. On va peut-être croiser les copains de la Transat Jacques Vabre, c’est sympa. »

Daniele Nanni (série, 55e de la première étape) : « Je me sens heureux, la météo est très belle, le bateau est prêt. Ça va être la transat parfaite. C’est la première fois que je traverse l’Atlantique en solitaire, c’est excitant et un peu stressant. J’ai encore un peu de mal à réaliser que je vais prendre le départ de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère. »