Fin octobre, MetOceans a aidé la compagnie d’assurance Pantaenius a retrouver et récupérer le Mini 6.50 Jolly Rogers, du navigateur italien Lucas Sabiu qui a dérivé plusieurs semaines en Atlantique. Luca Sabiu avait déclenché sa balise de détresse le 5 octobre en pleine nuit alors qu’il naviguait au large de La Corogne dans la première étape de la Mini-Transat 2017. Les services de sauvetage espagnols avaient pu immédiatement hélitreuiller le naufragé qui était en bonne santé.

Le bateau, un Pogo 2 de 2009, était considéré comme perdu en mer jusqu’à ce qu’il soit signalé le 20 octobre. Une opération de sauvetage a donc été mise en place pour le récupérer. MetOcean a aidé Pantaenius à estimer la localisation du bateau, prenant en compte les vents violents, une mer avec 6m de creux. « Chercher un bateau de 6.50m dans l’Ocean Atlantique n’est pas une affaire facile et une opération de sauvetage a forcément un coût. Il était donc essentiel de déterminer une zone la plus précise possible pour intervenir rapidement dès que les conditions pouvaient le permettre. » expliquait Simon Weppe, basé en France. « Nous avons donc modélisé la dérive du bateau en mettant à jour en permanence les données météos en utilisant différents fichiers de vents et de courants :
– The European Centre for Medium-Range Weather Forecasts (ECMWF) winds,
MERCATOR currents*,
– the US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ,
– Global Forecasting System (GFS) winds,
– Real-Time Ocean Forecast System (RTOFS) currents.
Mais cela nous donnait différents modèles et des divergences. Nous avons opté finalement pour le modèle MERCATOR currents et le ECMWF winds qui nous semblaient les plus pertinent. »

L’opération de sauvetage a été lancé le 23 octobre et le bateau a pu être retrouvé à 2-3 miles de la position que estimée par MetOceans. “ Dans ce cas de figure, nous avons pris en compte le courant et la dérive lié au gréement qui agissait comme une ancre flottante avec les voiles et le mât traînant dans l’eau et nous avons utilisé le MERCATOR currents qui s’est montré plus performant que le système RTOFS ”. Ce cas montre qu’il est important d’utiliser plusieurs données et de les adapter à la situation.

Bravo à MetOceans et à Pantaenius pour le succès de l’opération. Cela rappelle l’opération d’Adrien Hardy sur le Mini de Gwénolé Gahinet ou sur SMA. Mais les bateaux ne sont pas tous récupéré et cela rappelle l’histoire incroyable > A LIRE ICI : du Multi Region Aquitaine qui a dérivé 5 ans et que nous avions retrouvé en mer grâce aux photos d’un lecteur. Ou bien encore > A LIRE ICI : le Hugo Boss retrouvé en Patagonie.

* All MERCATOR current datasets (and more) can be accessed freely via The Copernicus Marine Environment Monitoring Service. The Copernicus Marine Environment Monitoring Service provides Full, Free and Open Access to Data & Information related to the Global Ocean and the Marine Environment.

 

Abonnez-vous gratuitement pendant 1 mois à la Newsletter de Course au Large!

PARTAGER SUR
Article précédentSpindrift en Stand-By
Prochain articleFrancois Gabart en retard de 60 mn