Bertrand Castelnérac nous a confié la première vidéo du mini 747 de SEAir en train de voler. C’était la 4ème sortie où l’équipe commence à peine les réglages du bateau. Des débuts prometteurs. A lire dans le prochain Course au Large

Ci-dessous le billet de Bertrand publié sur https://seair.fr/
Cela s’est fait non pas parce qu’il était en sur vitesse ou sur le tremplin d’une vague, mais parce qu’il est entré dans un nouveau mode de navigation, très étroit et subtil, et très recherché… le vol stabilisé.

Dans les villages gaulois de Bretagne, on s’agite beaucoup autour du vol parce que c’est le futur du nautisme. Parce que c’est spectaculaire et que lorsque c’est maniable ça permet d’aller bien plus vite que le vent. Pour cela, on recherche avant tout l’appui vertical sur nos appendices et la coque, sans couper le contact avec l’élément liquide.

Alors, l’événement était trop beau pour en rester là, le jour même du premier vol ! SEAir a extrait une photo d’une vidéo technique et l’a diffusée. Une prise de parole qui a fait grand bruit sur les réseaux sociaux, qui alimente les discussions dans le milieu, et qui a déjà été relayée en Europe et outre-Atlantique.
Mais tout le monde l’attend… LA vidéo… Patience ! Pour nous, la R&D prime ; le prochain film #LesAventuresDuMini, ce sera pour plus tard. Mais l’impatience semblant de mise, nous diffuserons sous peu quelques vidéos, toujours techniques ; désolé pour la qualité ! C’est la R&D avant tout.

Retour sur nos trois navigations… La première n’a été que validation de divers points techniques. La deuxième s’est faite dans des conditions permettant tout juste le vol, sans réellement aller le rechercher. Mais à ce jeu oscillatoire et au gré d’une risée, le bateau a parfaitement répondu à son objectif principal qui était de pouvoir lever tôt pour engager rapidement « l’overdrive » de l’affranchissement du contact de la coque avec l’eau. À ce stade, il ne s’agissait pourtant pas encore d’affiner les réglages, mais juste préparer les premières campagnes de mesures. Et puis la troisième sortie nous a permis des pointes répétées au-delà de 20 nœuds…

Ce sont néanmoins des choses qu’il restera à mesurer et pondérer, mais les valeurs de vitesse bateau, par rapport au vent dans certaines conditions, sembleraient pouvoir aller du simple au double selon si l’on est dans un mode dit « skimming » (où le fond de la coque est au niveau de la surface de l’eau), ou en mode vol (quand il n’y a plus que les foils à la bonne hauteur dans l’eau). Ce qui est comparable aux autres foileurs qui volent complètement. Mais bien qu’à jouer avec les chiffres, il n’est pas encore prévu de réaliser des chronos du maximum de temps passé en vol, même si l’exercice en lui-même donnerait lieu à de joyeuses distractions… Ce qui nous intéresse ici, c’est de concevoir les systèmes les plus au point possible, afin de pouvoir le transposer sur d’autres plateformes aussi diverses que variées. À suivre !