Mathieu Richard confiant avant une étape décisive

Mathieu Richard Langenargen 2014
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Sportivement, Mathieu Richard (barreur) et ses équipiers, Greg Evrard (tactique), Thierry Briend (réglages) et François Verdier (plage avant), ont une ambition : combler, au moins en partie, le retard concédé sur les deux premiers du classement général, Ian Williams (GAC Pindar) et Taylor Canfield (USone). Avec respectivement 18 points et 12 points de débours sur ses deux principaux adversaires, le skipper tricolore, sorti frustré de l’étape hollandaise, sait qu’il n’a plus le droit au moindre faux pas. « Mathématiquement, il faut qu’on fasse au minimum un podium, sachant que les deux moins bons résultats ne seront pas pris en compte dans le classement général final« , explique-t-il. Une telle performance permettrait en effet d’effacer des tablettes la quatrième place décrochée aux Pays-Bas, deuxième plus mauvais résultat de l’équipe jusqu’ici.

Des ambitions légitimes d’autant que les Français ont déjà remporté l’Argo Group Gold Cup, en 2007. Mais ils ne sont pas les seuls à apprécier ce plan d’eau des Bermudes. Ian Williams, Taylor Canfield, Francesco Bruni (tenant du titre, vainqueur en finale l’année dernière de Ben Ainslie) et Johnie Berntsson s’y sont aussi déjà imposés par le passé. S’il préfère donc ne pas parler d’avantage, Mathieu Richard admet qu’avoir déjà vaincu sur ce plan d’eau « met l’équipe en confiance, parce qu’on sait qu’on est capable de le faire. On a digéré la déception de la Dutch Match Cup, on veut briller cette fois-ci. » C’est à bord de bateaux « d’un autre temps« , dixit le skipper de LunaJets, que ce dernier espère repartir du bon pied. Des IOD (International One Design) à la fois très étroits et lourds, avec une grande GV et un petit foc. « C’est assez spécial ! Techniquement et tactiquement, ça implique une façon de naviguer assez atypique. Mais c’est un support qu’on connaît bien, donc je ne me fais pas de soucis. »

Vingt concurrents engagés : c’est du jamais vu cette saison ! Outre les ténors du championnat, détenteurs de la Tour Card, de nombreux équipages venus de tous horizons ont été invités sur cette épreuve. Tout sauf des « faire-valoir » qu’il faudra d’abord écarter dans l’un des deux groupes de la phase de qualification. Les quatre premiers de chacune des deux poules s’affronteront en quart de finale. Une étape que devront absolument franchir Mathieu Richard et ses hommes s’ils veulent se mêler à la course au titre de champion du monde en Malaisie, à l’occasion de la Monsoon Cup, dernière manche et grande finale du Alpari World Match Racing Tour 2014.