Olivier de Kersauson- Geronimo et Brian Thomson - Doha 2006
DR

Les hautes pressions dans lesquelles évoluent actuellement les deux leaders ne rendent pas justice à leur potentiel, et pour tout dire frustrent les équipages. Depuis 36 heures, on assiste à une bataille rangée entre Doha 2006 et Geronimo, avec de nombreux changements à la place de premier : dans la pétole, personne n’est décidé à lâcher quoi que ce soit, et l’on imagine aisément la tension nerveuse qui règne de part et d’autre. La faute à qui, ou plutôt à quoi ? Une vilaine dorsale anticyclonique s’est mise en travers de la route des géants, qui subissent de surcroît un soleil de plomb. Comme l’écrivait dans un message Olivier de Kersauson : « les conditions ont été imprévisibles sur les derniers 500 milles. Pour se constituer une avance significative, il faudrait prendre une option radicale, mais naturellement cela pourrait bien avoir pour conséquence… une avance significative pour la concurrence. Dans de telles conditions, la donne peut changer du tout au tout en 20 milles ».