Martin Le Pape : « Toujours partir en visant haut »

Martin LE PAPE et Eric Peron sur Belloc Paysages - © DR

Demain à 13h08, Bellocq Paysages les 14 autres Figaro Bénéteau en lice dans la 13e édition de la Transat AG2R – La Mondiale – unique transatlantique en double et à armes égales – s’élanceront de Concarneau en direction de Saint-Barth, via les Canaries. Si globalement la météo s’annonce plutôt favorable sur le parcours (3 800 milles), et laisse présager une traversée expresse entre le sud Finistère et les Antilles, les premières 24-48 heures risquent néanmoins de créer des écarts d’entrée de jeu, la faute à une petite dépression orageuse située dans le golfe de Gascogne. Martin Le Pape et Eric Péron le savent, il va donc falloir réussir à rentrer dans le match rapidement pour accrocher le bon wagon d’emblée et mettre toutes les chances de son côté pour performer à l’arrivée. Car pour eux, l’objectif est clair, il s’agit de monter sur le podium à Gustavia, rien de moins !

Demain, c’est le grand jour. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
« Eric et moi sommes impatients de partir. Nous sommes fin prêts à en découdre même si nous avons débuté un peu plus tard que les autres notre préparation en double compte-tenu du fait que nous avons bouclé notre budget assez tard. Cela étant dit, l’un comme l’autre, nous ne sommes pas en manque de navigation. En ce qui me concerne, par exemple, dès les premiers entraînements en solo mis en place par le Pôle Finistère Course au Large à Port-le-Forêt, j’étais sur l’eau puis dans la foulée, j’ai multiplié les sorties avec pas mal de gars tels que Fred Duthil ou Anthony Marchand, pour ne citer qu’eux. Après, dès que cela a été possible, nous avons navigué avec Eric. Ensemble, nous avons notamment pris part aux deux derniers stages organisés par le Pôle spécifiquement en vue de la Transat, puis à la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten. Il se trouve qu’ensemble, nous avons rapidement trouvé nos marques. Eric est quelqu’un de facile à comprendre tandis que de mon côté, même si ma saison de l’année dernière m’a bien fait grandir sur le support, je suis très attentif aux conseils qu’il peut me donner. J’essaie de m’enrichir de ça. »

A vous deux, vous avez déjà fait vos preuves sur la course. Vous avez a terminé 4e avec Roland Jourdain lors de la dernière édition alors qu’Eric a fini 2e en 2012 avec Erwan Tabarly puis 3e en 2008 avec Miguel Danet. On imagine que cela met en confiance ?
« C’est certain. Nous avons conscience que toutes ces expériences et nos compétences respectives mises bout à bout peuvent faire quelque chose de bien. Après, une transat reste une transat et l’on sait que sur un exercice de ce type, rien ne se passe jamais comme prévu. La dernière édition l’a d’ailleurs démontré. Parfois, on pense que ça va être du tout droit mais en réalité, ce n’est jamais le cas. Aujourd’hui, nous savons que les conditions que nous allons rencontrer lors de notre première nuit en mer risquent d’être un peu compliquées, avec pas mal de changements de vent et même quelques zones de molles à gérer avant que ça embraye au portant. Cela signifie qu’il va falloir être opportuniste pour être devant rapidement. »

Au bout du compte, que serait une transat réussie pour vous ?
« Une belle transat serait de monter sur le podium et une très belle transat serait de décrocher la victoire. Comme je l’ai dit, avec nos résultats respectifs sur cette AG2R – La Mondiale, partir en convoitant le Top 5 ne serait pas très ambitieux puisque nous l’avons déjà fait. Nous partons tous les deux avec de gros objectifs car nous savons que nous avons les moyens de bien faire et que pour connaitre le succès, il faut toujours viser haut, même si, parfois cela peut sembler un peu présomptueux. »

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.