Le 15 mars prochain, Luke Berry pourra mettre à l’eau son nouveau Class40, un Mach40 tout juste sorti du chantier JPS à La Trinité-sur-Mer.
 » Le bateau est un Mach 40 V.3, à peu près le même que celui qui a gagné la dernière Transat Jacques Vabre (TJV), le V&B, mais en mieux, c’est-à-dire que c’est un bateau construit en 2018. Il bénéficiera de toutes les améliorations qu’on aura pu mettre au point avec Aïna (2ème de la TJV 2017), mais aussi auxquelles on a réfléchi cet hiver. Ce bateau sera au tout premier plan de la Route du Rhum je pense« , confie Nicolas Groleau, directeur du Chantier JPS Production.
Pour marquer les 40 ans de cette course devenue mythique, La Route du Rhum 2018 s’annonce comme étant un très bon cru. Le skipper Luke Berry est inscrit depuis le mois de décembre. Dès la fin avril, il comptabilisera des milles pour sa qualification en participant aux 1000 milles des Sables. Le planning des courses, comme celui des entraînements, sera dense jusqu’à la Route du Rhum, avec notamment au calendrier le Grand Prix Guyader, la Normandy Chanel Race ou encore la DRHeam Cup en juillet prochain.

PORTRAIT DE LUKE BERRY
Du haut de ses 31 ans, le jeune skipper affiche déjà une belle expérience et une motivation à toute épreuve. « Je faisais beaucoup de compétition quand j’étais plus jeune . Etant sur les listes de sportifs de haut niveau en planche à voile, cela aidait à concilier mes études et le sport ». Après une école d’ingénieurs en France et un master en architecture navale passé en Angleterre, Luke fait ses débuts dans un cabinet de design de bateaux à Tahiti. Il travaille ensuite quelques temps dans l’équipe technique de l’écurie de course Team Banque Populaire avant de s’installer à Nantes où il exercera pendant plus de 7 ans en tant qu’ingénieur d’affaires dans une société spécialisée en études hydrodynamiques. « Depuis que j’ai commencé ma vie professionnelle, je n’ai jamais été loin de la compétition. Pendant ces années, j’ai fait de la course au large en Mini 6.50 : deux années en tant qu’équipier, puis 2 années avec mon propre Mini, un prototype plan Bertrand, le N° 753. Pour moi, c’est la meilleure école de la course au large, aussi bien sur le plan sportif que dans la gestion de projet et de partenaires. C’est d’ailleurs pendant ce projet que j’ai rencontré le Groupe Lamotte, qui m’a dès lors suivi sur ma mini-transat en 2015. L’année qui a suivi, j’ai continué la course mais cette fois-ci en tant que équipier en class 40 sur la Quebec-St Malo, toujours en continuant à travailler à côté dans mon bureau d’études. Naviguer sur des bateaux plus gros a confirmé ma volonté de poursuivre dans la course au large. J’ai toujours aimé entreprendre avec l’envie profonde de me lancer dans l’aventure de la Route du Rhum. C’est le rêve de tout skipper. Grâce à la confiance de mes partenaires et du Groupe Lamotte, le mien est devenu réalité. Nous avons créé une véritable équipe pour les trois prochaines années qui aujourd’hui me donne la chance de devenir skipper professionnel et de me mettre ainsi entièrement au service de notre défi commun.»

Pour sa première Route du Rhum, Luke va se mesurer aux plus grands avec cette année un niveau particulièrement élevé en Class 40. Mais tous les espoirs sont permis. Fidèle à ses convictions, partagées par le Groupe Lamotte, Luke joue la carte de l’humilité : « Nous avons un bateau neuf. J’ai l’expérience de la transatlantique. Alors cette année mon ambition est d’entrer dans le top 3. C’est un projet sur 3 ans avec des objectifs de victoires. Mais nous allons faire les choses par étapes : apprendre à connaitre le bateau, travailler, s’entraîner