Lorient, le 7 novembre 2017, Baptême du Maxi Banque Populaire IX. Skipper, Armal Le Cleac'h. Marraine, Charline Picon medaillée d'or aux JO 2016 et parrain, Damien Seguin médaillé d'or aux JO 2016.

Lancée en 1979, la Lorient-les Bermudes-Lorient, dont la seconde et dernière édition eut lieu en 1983, sera de retour dans le paysage de la course au large en 2019 pour ses 40 ans. Organisée par Lorient Grand Large, cette course en équipage de 5 780 milles s’élancera le 21 avril 2019. Une grande épreuve transatlantique à Lorient, pôle majeur de la course au large
Véritable épicentre de la « Sailing Valley », territoire qui rassemble 80 % des compétences techniques et sportives de la course au large française, Lorient abrite sur le site de Lorient La Base de nombreuses équipes professionnelles : onze des vingt-neuf concurrents du dernier Vendée Globe y sont ainsi établis. Deux équipes de trimarans Ultim ont également leur quartier au sein de l’ancienne base des sous-marins, une troisième les y rejoindra en 2018.  On y trouve également de nombreuses entreprises de pointe dédiées au nautisme et à la compétition, ainsi que la Cité de la Voile Eric-Tabarly, lieu unique dédié à la course au large.
Pour conforter ce statut de pôle d’excellence, l’association Lorient Grand Large et Lorient Agglomération ont souhaité que Lorient accueille de nouveau une course majeure du calendrier international et les bateaux les plus performants du moment. « L’objectif commun entre Lorient Grand Large et les élus locaux était de réinstaller à Lorient une grande course transatlantique tous les quatre ans. Comme l’année 2019 marquait les quarante ans de la première édition de la Lorient-les Bermudes-Lorient, nous en avons profité pour relancer cette course mythique », confirme Bernard Bocquet, président de Lorient Grand Large.
Avec 6 000 m² de bâtiments, hangars, voileries et bureaux, et près d’un kilomètre de pontons spécialement dédiés à l’accueil des grands bateaux, Lorient La Base a déjà fait la preuve par le passé de sa capacité à accueillir de grands événements populaires, notamment la Volvo Ocean Race. Avec la renaissance de cette Lorient-les Bermudes-Lorient, le site proposera tous les quatre ans un rendez-vous majeur qui sera l’occasion de mettre en avant ses atouts, mais également de rassembler des dizaines de milliers de personnes, passionnées ou néophytes, pour une grande fête tournée autour de la course au large et de ses héros.
Norbert Métairie, maire de Lorient, président de Lorient Agglomération : « Aujourd’hui, je me réjouis du retour à Lorient de l’emblématique transat : Lorient- les Bermudes- Lorient 2019. Ce nouveau coup de projecteur en direction de  Lorient La Base  confortera une nouvelle fois son statut de pôle mondial du nautisme et de la voile de performance.L’ancrage à Lorient de cette course mythique empreinte de modernité illustre la pertinence de notre projet et des investissements réalisés sur le site de Lorient La Base, au bénéfice de l’ensemble de l’écosystème maritime présent sur le territoire.Cette aventure humaine, tiendra en haleine les passionnés des grandes traversées et contribuera à l’attractivité économique et touristique du territoire ! »

29 June 1979. 19 h 30. Aboard his foiler-assisted trimaran Paul Ricard, Eric Tabarly and Marc Pajot at the helm have been leading the two-handed race all along the two crossing of the Atlantic until this afternoon. A race starting from Lorient, rounding a mark in Bermuda and returning to Lorient. Suddenly, the trimaran VSD arriving on their heel, will overtake Paul Ricard upwind, in spite of an ultimate luffing match. The day before, Tabarly had pushed too much the light spinnaker which burst. This mistake costed Paul Ricard the race. In spite of a long and painful repair by Marc Pajot, the yacht was obliged to use her slower heavy spinnaker for the last twenty four hours of the race. When they hoisted it again, one hour before the finish, it was too late. Eugene Riguidel and Gilles Gahinet, the VSD co-skippers, flying a rainbow-coloured spinnaker, crossed the line 5 minutes and 42 seconds ahead ! They had left Lorient on May 26.

Une épreuve mythique qui a contribué à la médiatisation de la course au large
Lancée en 1979 et patronnée à l’époque par Le Point, Neptune-Nautisme et Europe 1, ce qui lui assurait une grande résonance médiatique, la Lorient-les Bermudes-Lorient, courue en double, eut dès sa première édition un retentissement très important : un an après la mythique première Route du Rhum qui vit Mike Birch s’imposer pour 98 secondes sur son petit trimaran Olympus devant le grand monocoque Kriter V de Michel Malinovsky, l’arrivée donna lieu une nouvelle fois à un finish épique entre le précurseur Paul Ricard, foiler mené par Eric Tabarly et Marc Pajot, et le trimaran VSD d’Eugène Riguidel et de Gilles Gahinet. Ces derniers parvinrent finalement à dépasser leurs rivaux sous spi dans les courreaux de Groix et s’imposèrent avec 5 minutes et 42 secondes d’avance après 34 jours de mer ! Les quatre hommes furent accueillis en héros par plus de 100 000 spectateurs à Lorient, preuve de la ferveur entourant la course au large à l’époque, ferveur décuplée par le fait que pour la première fois, la position des bateaux pouvait être suivie de l’extérieur via les balises Argos. « Eric Tabarly avait bien défriché le terrain avec ses victoires sur la Transat anglaise, mais la première Route du Rhum en 1978 et cette nouvelle arrivée au finish un an plus tard avaient largement contribué à populariser encore davantage la course au large en France. Cette transat avait eu un gros retentissement, les bateaux étaient dans le bassin à flot, en plein centre-ville, il y avait énormément de monde et une super ambiance », se souvient le Lorientais Alain Gautier, 17 ans à l’époque, dont la famille avait parrainé et hébergé un équipage italien. Quatre ans plus tard, avec un ami, Philippe Ruault, il sera d’ailleurs au départ de la seconde édition, vainqueur dans sa classe sur Télégramme de Brest, trimaran de 40 pieds (plan Newick). Une édition record avec 53 bateaux au départ et la victoire en 22 jours de Charente-Maritime, catamaran de 20 mètres (plan Joubert-Nivelt) mené par Jean-François Fountaine et Pierre Follenfant qui devancèrent de seulement 1 heure et 27 minutes les deuxièmes, Eugène Riguidel et Jean-François Le Ménec, sur William Saurin.

5 780 milles en équipage, départ le 21 avril 2019
Dans sa version 2019, la Lorient-les Bermudes-Lorient conserve le parcours originel, à savoir 5 780 milles sans escale, avec une marque de parcours à virer devant l’archipel des Bermudes, mais passe du double à l’équipage. La course, qui s’élancera le 21 avril 2019, est d’ores et déjà inscrite au calendrier du Collectif Ultim. Ces grands trimarans seront menés par des équipages de six hommes. Tous monocoques de 60 pieds et plus et tous multicoques de 50 pieds et plus sont également susceptibles d’y participer, avec un total de 20 à 25 bateaux attendus sur la ligne de départ. « Quand les premiers mettaient 34 jours en 1979, ils devraient en mettre une dizaine en 2019 », avance Bernard Bocquet qui veut installer cette Lorient-les Bermudes-Lorient comme « une des courses majeures en équipage du calendrier océanique ».

Pour Alain Gautier, « c’est une bonne chose que cette épreuve revive : il y a peu de courses en équipage aujourd’hui sur les grands bateaux et peu de courses qui font des allers-retours comme ça, cela permet de proposer une bonne variété de conditions météo, avec a priori du près à l’aller et du portant au retour ».

Sébastien Josse, Skipper du Maxi Edmond de Rothschild : « Depuis six ans le Gitana Team est installé sur le site Lorient La Base et nous sommes ravis de pouvoir prendre part à un événement depuis notre port d’attache. C’est une excellente nouvelle qu’une telle course reprenne vie et par son organisation Lorient affirme son rôle majeur d’acteur de la course au large française. Sportivement, c’est une occasion unique de démontrer tout le potentiel de nos maxi-trimarans, menés en équipage, sur un parcours taillé pour nos grands multicoques océaniques. Plus personnellement, à quelques mois du départ du tour du monde en solitaire prévu à l’automne 2019, ce sera une mise en jambes idéale pour étalonner et valider les dernières améliorations du Maxi Edmond de Rothschild avant cette grande échéance. »