Lionel Lemonchois et Bernard Stamm a bord du trimaran Prince de Bretagne en entrainement en vue de leur participation a la Transat Jacques Vabre 2017 entre le Havre et Salvador de Bahia (Bresil) - Lorient le 31/08/2017

Le Maxi80 Prince de Bretagne est arrivé à quai hier à Salvador de Bahia remorqué par la marine brésilienne suite à son démâtage à quelques encablures de l’arrivée. Lionel Lemonchois ne pouvait pas cacher son émotion ni sa déception :
« On est extrêmement déçu. Frustré aussi. Lorsque le mât est tombé, les conditions étaient idéales (entre 16 et 17 nœuds sur une mer plate, ndlr). Le bateau n’était même pas sur une coque. Sur le moment, j’ai éprouvé de la colère. Cette année, c’était ma troisième Transat Jacques Vabre avec Prince de Bretagne et j’avais à cœur de finir cette fois. Toute la course, on a joué piano-piano. On savait que ce n’était pas la peine de faire des folies pour essayer de tenir les deux Maxi de devant. Il y avait tout pour que ça finisse bien », a déclaré Lionel Lemonchois.
Une sentiment partagé par son co-skipper, Bernard Stamm. « On a pris un départ plutôt sympa. Après on a géré notre course de manière conservatrice parce qu’on savait qu’on aurait du mal à se battre avec Sodebo Ultim et Maxi Edmond de Rothschild, et qu’il n’était pas nécessaire de prendre des risques inutiles. Le truc, c’est que très vite, on a été confronté à quelques complications », a indiqué le marin suisse qui a, de fait, connu une avarie de drisse de grand-voile qui l’a contraint à s’abriter sur le vent de Santa Maria, dans le sud-est de l’archipel des Açores, mais aussi à un problème de démarreur de moteur qui les a privés, lui et son acolyte, d’énergie. « Il y a eu des galères c’est vrai. La drisse de grand-voile qui pète, c’est quelque chose qui n’arrive jamais. Malgré tout, il y a eu du plaisir. Avec Bernard, on a passé de bons moments », a détaillé Lionel qui a reçu tout le soutien des 2300 producteurs de légumes frais bretons.

« Lorsque Lionel, nous a contacté mercredi en fin de journée pour nous apprendre le démâtage du bateau, nous avons tous eu beaucoup de déception pour lui, pour le projet et pour les producteurs qui suivent le trimaran. Nous savons combien pour Lionel et Bernard il était difficile de naviguer à des vitesses élevées sans pilote automatique et sans électricité à bord. Les deux marins d’expérience luttaient depuis quatre jours contre la fatigue pour réussir à arriver à Salvador de Bahia le plus rapidement possible. La déception est immense d’autant plus que le défi sportif qu’ils réalisaient était extraordinaire », a commenté pour sa part Joseph Rousseau, Président du Cerafel – Prince de Bretagne.