Les frères Garcia à l`équateur
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Bruno : « One Planet One Ocean & Pharmaton a mieux navigué, ils méritent leur place, c’est la seule chose au goût un peu amer de ce tour du monde. Mais tout est balayé par cette arrivée, par ce rêve devenu réalité de faire un tour du monde avec mon frère cadet. Un tour du monde super, très dur, très intense. »

Willy : « On en a eu des moments forts : du passage du cap Horn aux premiers jours dans le Grand Sud, la première dépression, le premier front, le retour à Gibraltar, on est passé par toutes les émotions. Il y a eu aussi des jours difficiles, quand tu as une dépression juste au dessus de toi, c’est tendu, tu te fais du souci. Je ne peux pas retenir juste un moment comme ça. Il y a le jour de l’arrivée, le départ, l’aurore australe… »

Bruno : « L’aurore australe, ça restera marqué toute notre vie. Je ne sais pas si on peut en voir souvent, mais c’était un spectacle incroyable en pleine nuit. Maintenant on a pu vivre ça grâce à notre équipe qui ne pouvait pas faire mieux qu’ils n’ont fait. Un bateau aussi bien préparé en aussi peu de temps et qui boucle son tour… On n’a eu besoin de faire escale, on ne s’est pas arrêté. Après, il ya la course : si on avait pu faire quatrième, c’était la cerise sur le gâteau. On a tout essayé, je ne sais pas ce qu’on aurait pu faire de plus. C’est avant tout le mérite des autres qu’un manque d’efforts de notre part. On a donné tout ce qu’on a pu, mais Aleix et Didac ont été meilleurs. »

Willy : « globalement, le bilan est excellent. Un projet qui s’est mis en place si tard. Déjà, d’être au départ, c’était un succès… mais finir sans avoir dû s’arrêter. On est vraiment content, vraiment satisfait. »

Bruno : »la bagarre avec One Planet One Ocean & Pharmaton a fait que le temps a filé vite. Il y avait des jours où on réalisait : « comment c’est possible ? C’est déjà la nuit ? » Après, il y a le résultat. On aurait aimé gagner, on est des régatiers mais c’était si bien. On a vraiment fait la course. Peut-être que d’autres ont été moins en mode course que nous ne l’avons été. »

Bruno :  » C’est plein de moments forts : c’est leur somme qui fait la course. Avec Willy, nous sommes frères après tout. Peut-être qu’on partira ensemble à la montagne avec des copains, c’est une des choses qu’on préfère. On se souviendra de notre tour du monde, on en rêvera encore, oui, on va faire ça, c’est sûr. »