Jeanne Grégoire - Banque Populaire
DR

Pas de vent. Rien. Telle est la situation météo que subit actuellement la tête de la flotte. Déjà privé de son téléphone satellite, le leader Eric Drouglazet est, en plus, sevré de l’éolienne énergie motrice : il était pointé dimanche matin à 0,5 nœud de vitesse instantanée et sa moyenne sur 24 h était inférieure à 4 nœuds. Traduite en version terrienne, « Crédit Maritime-Zerotwo » » «  »avançait » » à 0,9 km/h alors qu’il lui reste 800 km à parcourir. Sa moyenne quotidienne n’était guère plus reluisante : 7 km/h… Arrivée jeudi soir ?Son premier dauphin Charles Caudrelier n’est pas mieux loti. «  »Collé… pas de vent du tout, la mer est toute plate comme j’ai rarement vu au large. Il y a si peu d’air que les fichiers de vent sont inutilisables. C’est très statique, limite ennuyeux » ».Ce qui n’est pas ennuyeux, c’est de se dire que la course va probablement se jouer dans les 24 ou 48 h. «  »Et plus rien n’est certain, poursuit le skipper de «  »Bostik » ». Certes avec Eric et Gildas, nous avons un peu d’avance, mais même un Dominic Vittet peut encore gagner » ». Gildas Morvan ne dément pas. «  »A peine 5 nœuds de vent en moyenne, dans tous les sens, du nord-ouest au sud-est. Il faut être collé à la barre, régler en permanence » », illustre le skipper de «  »Cercle Vert » » qui se voit toujours arriver «  »jeudi soir » ». »