JO 2024 : la marina olympique de Marseille confiée aux architectes Carta et Rougerie

Projet Marseille 2024

Selon le journal La Provence, ce sont les cabinets d’architectes de Roland Carta et de Jacques Rougerie, associés au groupe des Travaux du Midi (groupe Vinci) qui ont été choisis par la ville de Marseille pour concevoir la future marina olympique du Roucas-Blanc, qui accueillera les épreuves de voile des Jeux olympiques de 2024.

Alors que l’information n’a pas été officialisée par la mairie de Marseille, le cabinet Carta, contacté vendredi par Courseaularge a simplement indiqué qu’il « ne fait pas de commentaire ».

Le projet de Carta et Rougerie a été préféré à ceux présentés par Bouygues avec l’architecte Jacques Ferrier, par Eiffage avec l’agence Chabanne architecture et à celui déposé par Léon Grosse associé à l’agence allemande Auer et Weber et Panorama Architecture, précise La Provence.

Selon le quotidien, outre la maîtrise des coûts, c’est « l’impact environnemental » du projet de Carta et Rougerie qui a convaincu le jury composé de membres de la nouvelle majorité municipale dirigée par Michèle Rubirola, maire Europe Ecologie les verts (EELV) élue au printemps dernier.

La base nautique du Roucas-Blanc devra être prête dès 2023, pour les test-events qui doivent s’y dérouler à un an des Jeux.

Le chantier de la marina s’élève à environ 25 millions d’euros, financés par la Ville, l’Etat et les collectivités.

C’est un projet à l’architecture « peu ostentatoire » qui a été retenu, autour d’une « arena de la mer », entourée de bâtiments « bas, à un étage, pour qu’ils aient le moins d’impact sur le voisinage », explique Jacques Rougerie, cité par La Provence.

Le journal publie une image de synthèse de la marina, qui s’étend sur 6 hectares et est conçue « comme un anneau tourné vers la mer et parfaitement inséré dans son environnement », entre la Corniche et le parc du Prado.

« C’est l’après-JO qui nous a guidés, en gardant en tête qu’on voulait que les jeunes puissent s’approprier cette base nautique », a encore expliqué M. Rougerie, architecte spécialiste de la mer, notamment à l’origine de projets pour l’exploration et la colonisation des océans.

Outre le Centre national de la mer Nausicaà à Boulogne sur Mer ou l’Oceonarium de Cochin (Inde), il a été récemment retenu pour concevoir le futur centre aquatique olympique de Val Parisis où s’entraîneront les nageurs lors des JO de Paris-2024.

Deux dossiers font encore débat autour des épreuves de voile des JO-2024 à Marseille. D’abord celui du financement. La nouvelle équipe municipale a ainsi annoncé qu’elle souhaitait réduire de moitié son investissement prévu à l’origine à hauteur de 20 millions d’euros. Au total, selon La Provence, l’ensemble des études et travaux s’élève à 30 millions d’euros pour la partie terrestre et les bâtiments de la marina et à 15 millions d’euros pour les travaux maritimes.

La ville s’est rapprochée du délégué interministériel aux JO, Michel Cadot qui a succédé à ce poste à Jean Castex. Un nouveau plan de financement a été proposé qui mettrait davantage à contribution la Région, ce qui a fait vivement réagir son président Renaud Muselier.

Autre dossier encore à finaliser, celui du programme des épreuves de voile pour 2024. En 2018, la Fédération internationale de voile (World Sailing) a modifié le programme pour faire entrer notamment une toute nouvelle épreuve, spectaculaire et répondant à la volonté de réforme et de parité du CIO, celle de la course au large, disputée sur un quillard monotype, par un équipage double et mixte, sur une durée de trois jours et deux nuits. Mais la « vieille garde » du monde la voile tente encore de revenir sur cette décision pour laquelle la Fédération française de voile notamment s’est fortement battue. Le programme sportif des JO-2024, y compris celui de la voile, doit être définitivement validé lors d’une réunion de la Commission exécutive du CIO, qui se tiendra en Suisse du 8 au 10 décembre.