François Gabart a invité James Spithill à bord de son trimaran Macif version 2. Une belle et longue sortie de 48h riche d’enseignements pour les deux skippers. Expert en bateaux-volants, il a pu apporter toute son expérience à François Gabart et son équipe. Une pratique que l’on retrouve également dans les autres équipes avec Franck Cammas qui a navigué sur Banque Populaire avec Armel Le Cleac’h ou Peter Burling avec Sébastion Josse sur Gitana 17.

Pascal Bidégorry, consultant sur les navigations au sein du team technique, nous raconte cette riche expérience. « C’est toujours intéressant de faire venir naviguer des gens qui ont la maîtrise du vol sur les multicoques de course depuis plusieurs années déjà. Mélanger les cultures, les expériences, les sensations de navigation, ça ne peut être que positif pour continuer à progresser » souligne Pascal Bidégorry.  » Je pense même qu’il a halluciné lorsque le bateau était à pleine vitesse dans la nuit sous pilote automatique. »

James Spithill n’a pas mis longtemps à prendre ses marques, n’hésitant pas à prodiguer ses conseils de navigation à François Gabart et toute son équipe. « Il a été tout de suite très à l’aise » précise Pascal, « cette sortie en mer était basée sur les échanges et l’écoute mutuelle. Ce qui est super, c’est que tout de suite il y a du retour sur ce qui se passe à bord du bateau, que ce soit sur les réglages, les appendices, la façon de manier le multicoque, l’état de la mer, la stabilité. Même si on ne vient pas du même pays, on parle le même langage ! » Un langage axé autour de la performance que James, François et toute l’équipe ont de nouveau répété en fin de semaine, à terre cette fois-ci, pour débriefer et faire le point sur ce premier échange déjà très constructif. Un transfert de compétences évidemment apprécié par François Gabart. « Ce qui me frappe, c’est sa capacité à comprendre le bateau, à s’impliquer dans les manœuvres. Il semble surpris par la stabilité du bateau malgré la vitesse. »

Côté James Spithill, l’expérience sur le trimaran MACIF reste également une très belle découverte. « Il s’est régalé et a vécu un moment très sympa à bord. Je pense même qu’il a halluciné lorsque le bateau était à pleine vitesse dans la nuit sous pilote automatique » sourit Pascal. On a beau être deux fois vainqueur de la Coupe de l’America, piloter le trimaran MACIF ne laisse personne indifférent…