IDEC aux portes du Sud -732 mn

Training for the maxi tri IDEC Sport, skipper Francis Joyon, and his crew, prior to their circumnavigation crew record attempt for Trophy Jules Verne, off Belle Ile, on october 12, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Le rythme d’IDEC n’est pas celui que l’équipage avait vécu l’année dernière. Il accuse plus de 700 milles de retard. À l’aube du 11ème jour de course, IDEC SPORT a rejoint les Quarantièmes. Aux portes du Grand Sud, le grand trimaran rouge et gris a touché cette nuit la primeur des vents de nord-ouest générés par une première dépression australe. À 1500 milles environ du cap de Bonne Espérance, les accélérations sont au rendez-vous. À plus de 30 nœuds, la chasse aux milles et à la course contre le chrono repartent de plus belle pour Francis Joyon et ses cinq hommes d’équipage.

Il a fallu une bonne dose d’obstination et ne jamais se départir d’une solide conviction pour se faufiler entre des pièges et des calmes anticycloniques qui barraient la route d’IDEC SPORT le long de l’Atlantique Sud. La satisfaction doit l’emporter pour Francis Joyon et Marcel van Triest, routeur et 7ème homme du bord, qui n’ont rien cédé dans cette navigation exigeante.

En dépit d’une situation météo complexe, ils sont parvenus – au prix d’une trajectoire laborieuse, précise mais néanmoins efficace -, à déjouer cet océan peu conciliant pour se présenter malgré tout, aux portes des mers du Sud. Ils limitent surtout l’inévitable retard sur le record à battre, de 730 milles ce matin. Alors que les vents se renforcent progressivement depuis quelques heures, le bateau, tout comme les hommes, sont prêts à dévaler les vagues pour renverser la vapeur sur les grands espaces liquides. À l’attaque, au taquet, c’est parti !

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