Grand Prix de l’École Navale. Une magnifique édition !

Day 3

Cette 18e édition du Grand Prix de l’Ecole Navale aura été une nouvelle fois magnifique pour les 1000 participants présents qui se sont affrontés dans des conditions variées offrant des courses disputées.

En Diam24, Cheminées Poujoulat a réalisé un quasi sans-faute en remportant 8 manches sur 10. L’équipage coaché par Bernard Stamm est sacré champion de France à domicile devant les 25 autres bateaux. De bonne augure pour le TourVoile à venir.

En J80, les locaux de l’étape, Courrier – École Navale, remportent le titre de champion de France. Même succès pour Lezig, titré pour la troisième fois consécutive en Corsaire. « Au-delà de notre victoire, l’ambiance entre tous les participants était vraiment agréable », retient Jacques Levy, skipper, qui promet déjà de défendre son titre l’an prochain.

Chez les Muscadet, Saint-Patrick-Kalipub est devenu champion de France devant le tenant du titre, Triple Buse. « On a tous passé l’hiver dans le chantier, ça fait tellement plaisir de se mesurer avec les copains ! » savoure Guillaume Senoville de l’équipage gagnant. Voile Baie de Morlaix (Open 5.70) et Nikita (First 18) ont également été sacrés champions de France dans la bonne humeur. Chez les Open 500 où le titre s’est disputé jusqu’au bout, Quatr’as s’est imposé. Mention très bien enfin pour Hervé Tourneux chez les handivoiles : il s’est offert le luxe de remporter 9 des 10 manches disputées pendant les deux jours.

Nicolas Hénard (Président de la Fédération Française de Voile) :
« Avec ces conditions magnifiques et ces décors incroyables, c’étaient de très
belles régates. Pendant toute la journée, je n’ai vu que des sourires sur les
visages que je croise. Cela démontre le lien fort qui existe entre la Marine et la
nation mais aussi la solidarité entre les hommes de mer. D’autre part, le Grand
Prix de l’Ecole Navale démontre la belle vitalité de la voile en France et de ces
monotypes habitables. L’organiser avec la Marine nationale et l’École navale
était une brillante idée et ça a pris une dimension extraordinaire. Il y a des pays
qui nous envient ce type d’événements avec autant de bateaux regroupés au
même endroit. C’est la belle illustration que la France est une nation de marins.
Ça donne envie de naviguer ! J’ai d’ailleurs demandé à des amis leurs avis sur
le First 24 parce que je trouve qu’il a de l’allure. Je salue la victoire de mon ami
Luc Pillot, mon « collègue de promo » : nous avons tous les deux été médaillés
aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. J’espère lui remettre la médaille lors
de la cérémonie ce soir ! »

Contre-amiral Éric Pagès, DG de l’École navale :
« Il y a un public local qui est désireux de venir à notre rencontre et de
découvrir ce que l’on fait. C’est compréhensible puisque nous sommes partie
prenante de la vie de la Presqu’île. Il y a également les jeunes qui sont
nombreux à avoir fait le déplacement aujourd’hui. Certains pensent à intégrer la
Marine et de nombreux élèves officiers et officiers mariniers sont là pour
répondre à leurs questions. Nous avons tous les types de formations quel que
soit le niveau des jeunes et la spécialité qu’ils souhaitent pratiquer. »

Robin Follin (Cheminées Poujoulat, champion de France en DIAM 24od) :
« On a bien démarré la journée en gagnant les 2 premières manches devant
Team Reseau Ixio-Toulon Provence. À la 3e, ils partent à la faute et ensuite, on
a navigué plus détendu. Globalement, c’était une très bonne régate : on a
remporté 8 manches, ça ne nous était jamais arrivé sur le circuit ! On a changé
de gennaker récemment et les sensations sont revenues. Le Grand Prix était
vraiment incroyable ! »

Sandro Lacan (Team Reseau Ixio-Toulon Provence, 2e en Diam 24od) :
« Le bilan est positif : on n’a pas pris trop de risques et on a réussi à dérouler
notre jeu. Cheminées Poujoulat a vraiment tiré son épingle du jeu : ils ont été
très fort. En vue du Tour Voile, on sait ce qu’on a encore à caler pour être prêt.
Ici, on a eu de très bonnes conditions avec pas trop d’air, un plan d’eau plat et
l’organisation a été au top ! »

Pierre Laouénan (Courrier École Navale, champion de France en J80) :
« Nous avons un équipage solide avec un très bon esprit d’équipe. Ça fait des
années qu’on se connaît et ça se ressent sur l’eau. On se pousse tous vers le
haut ! Notre objectif, c’est le Mondial en Espagne. Même si on vient de
récupérer le bateau, nous progressons bien et rapidement. »

Luc Pillot (La Baule Nautic APCC, vainqueur en First 24) :
« C’était la première fois que je participais au Grand Prix de l’Ecole Navale. Et
c’est mission accomplie ! J’ai été impressionné par l’accueil et les moyens mis
en place pendant tout l’événement. Un tel soin dans l’hébergement, la
restauration, c’est inégalé ! »

Hervé Tourneux (vainqueur en Mini JI) :
« Comme hier, les manches étaient belles tout en étant très disputées. J’ai eu
de bonnes sensations. L’émotion est toujours particulière quand on s’impose,
surtout dans une compétition aussi prestigieuse. La réussite était aussi liée au
soutien précieux des élèves officiers de l’Ecole navale qui nous ont aidé pour le
montage, la mise à l’eau. Ils ont fortement contribué au plaisir qu’on a pris ! »

Jacques Levy (Lezig, champion de France en Corsaire) :
« Je suis très heureux ! C’est la 3eme fois consécutive qu’on remporte le titre.
Aujourd’hui, les conditions étaient vraiment agréables. On s’est bien amusé !
Les Corsaire, c’est avant tout un bon esprit de camaraderie entre les
équipages. Ici, l’organisation est toujours à la hauteur et le plan d’eau est
magnifique. Je n’ai jamais raté une édition depuis cinq ans et l’an prochain ne
dérogera pas à la règle ! »

Guillaume Senoville (Saint Patrick-Kalipub, champion de France en
Muscadet) :
« On a sorti le bateau du chantier la semaine dernière. On l’a découvert
pendant les trois jours et c’est vraiment chouette d’avoir gagné. L’hiver n’a pas
toujours été facile mais on profite de pouvoir se mesurer avec les copains. Le
Muscadet, c’est une grande famille, tout le monde se connaît et on apprécie se
mesurer entre nous. On défendra notre titre l’an prochain mais on reviendra
surtout pour prendre à nouveau un maximum de plaisir ! »

Thomas Jourdren (Voile Baie de Morlaix 1, champion de France de 5.70) :
« C’est cool de conserver notre titre, d’autant que c’est le troisième d’affilée !
Ça n’a pas été facile et ça bataillait fort. D’ailleurs, tout s’est joué au mental lors
de la dernière course. Les conditions et l’ambiance étaient vraiment cool. Tous
les ans, c’est une super organisation ! »