PPL PHOTO AGENCY - COPYRIGHT FREE for editorial use only PHOTO CREDIT: Christophe Favreau/PPL/GGR Tel: +44(0)7768 395719 E.mail: ppl@mistral.co.uk web: www.pplmedia.com ***2018 Golden Globe Race - Mark Slats, (NED) - Rustler 36 Ohpen Maverick - was the second placed GGR skipper to pass through the Marina Rubicon 'Gate' off Lanzarote in the Canaries.

Alors que les premiers se livrent à une vraie course en tête, la Golden Globe Race continue de faire le tri après 16 jours de course entre les concurrents les moins bien préparés physiquement, mentalement et matériellement.

Devant le leader français Philippe Péché et son Rustler 36 PRB est suivi de près par le rival néerlandais Mark Slats (Ophen Maverick) alors que la flotte de la Golden Globe Race profite de conditions de vent favorables au sud vers les îles du Cap-Vert. Le vétéran français Jean-Luc Van Den Heede est troisième à 30 milles du duo de tête, et tous les voiliers identiques de la catégorie Rustler, ont atteint la vitesse de 8 nœuds sous spinnakers du jour au lendemain.

Wiig se débrouille très bien compte tenu du fait que le Norvégien navigue sur l’un des plus petits de ces voiliers traditionn 32 miles devant la Britannique Susie Goodall à bord de DHL Starlight, un autre Rustler, mais les deux ont signalé des problèmes: Wiig a abîmé un spinnaker, et Goodall a constaté que les panneaux solaires ne fonctionnent pas sur son voilier anglais.

L’un des plus grands gagnants de cette deuxième semaine en mer depuis son départ des Sables d’Olonne le 1er juillet est l’Irlandais McGuckin et son Biscay 36 Hanley Energy Endurance. Il est passé de la 10ème à la 5ème place ces derniers jours et tire clairement le meilleur parti de la surface de voilure supplémentaire que son double ketch gréé peut supporter dans ces conditions de vent constant.

Les perdants sont l’alpiniste et l’aventurier australien Kevin Farebrother qui s’est retiré de la course dimanche, désabusé par la navigation en solitaire et le manque de sommeil; Antoine Cousot, Istvan Kopar et Nabil Amra qui ont eu des problèmes de régulateur d’allure.

Pour Cousot, les problèmes étaient devenus si écrasants qu’il décida de faire un stop à la Marina Rubicon pour effectuer des réparations, sacrifiant sa place à la Golden Globe Race. En conséquence, le Français est le premier à être reclassé dans la catégorie Chichester de la course, réservée aux skippers qui font un arrêt lors de cette circumnavigation en solitaire. Il espère reprendre la mer ce soir avec son Biscay 36 Métier Intérim.

Istvan Kopar, l’américano-Hongrois naviguant sur le Tradewind 35 Puffin qui utilise le même système WindPilot que Cousot, a déclaré aux organisateurs de la course hier. « C’est très frustrant. « Je ne peux même pas descendre en bas pour utiliser les toilettes sans que le bateau ne devienne incontrôlable. J’ai barré depuis le début et je n’ai aucune énergie pour autre chose. C’est un vrai problème et le plus grand défi sera d’essayer de contrôler le bateau dans l’océan Austral. C’est vraiment effrayant. Je suis sûr que je serai renversé plusieurs fois. Si ce n’était pas pour mes sponsors, j’abandonnerais.  »

Une pensée consolante est celle de Sir Robin Knox-Johnston qui a souffert de problèmes similaires il y a 50 ans et avait été forcé de barrer pendant les deux tiers de sa circumnavigation non-stop en solo à bord de son Suhaili. « Robin l’a fait, alors je vais y aller aussi » dit-il stoïquement alors qu’il traversait la porte de passage de la Marina Rubicon à la dernière place, à la poursuite du reste de la flotte.

Nabil Amra, le concurrent américano-palestinien à bord du Biscay 36 Liberty II a des problèmes encore plus graves. Son système de guidage à cassé tôt ce matin et il va être contraint de faire escale dans un port africain ou de remonter au vent jusqu’aux Canaries pour effectuer les réparations et rejoindre Cousot dans la catégorie Chichester.

Kevin Farebrother, un ancien parachutiste qui a remporté trois victoires avec succès sur le Mont Everest, a concédé dimanche: «Je ne suis pas fait pour la voile en solitaire.» Il a dit aux organisateurs qu’il ne pouvait pas envisager de descendre dormir dans le cockpit. «Pour moi, c’est comme se mettre à l’arrière d’une voiture en mouvement pour dormir quand personne n’est au volant. En conséquence, j’ai très peu dormi ces deux dernières semaines … Mon bateau est maintenant à vendre! «