Arrivée One Planet One Ocean BWR
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Les deux bizuths des mers du sud ont mené une course à la fois pleine de sagesse, mais aussi forte d’une véritable détermination. Montant en puissance progressivement, ils ont su dans le Pacifique et dans l’Atlantique Sud combler les presque trois jours de retard qu’ils avaient en doublant la longitude du cap Leeuwin pour, au passage du Pot au noir, tenter le coup gagnant qui leur permet de laisser les frères Garcia dans leur sillage.

Extraits de quelques réflexions glanées au fil de ce tour du monde…

Aleix Gelabert – 18/01/2015 – Latitude de Salvador de Bahia : « A partir de maintenant, on entre dans l’inconnu… mais on a beaucoup étudié la théorie et on espère qu’on va pouvoir trouver les applications pratiques. »

Aleix Gelabert – 02/02/15 – A l’entrée dans l’océan Indien : « C’est un océan vraiment terrible, avec des vents forts et des vagues énormes. Mais jusque-là on le trouve bien calme, étrangement calme. »

Aleix Gelabert – 21/02/15 – Courir avec un bateau des années 2000 : « Notre route nous indique que nous avons parcouru 432 milles en 24 heures. On a utilisé notre arme secrète (ndlr : une voile pour ces conditions), le bateau déboulait comme un ado en grande forme. »

Aleix Gelabert – 08/03/15 – Au cap Horn : « Le Horn, c’est le cap le plus mythique pour des navigateurs. C’était le cap Dur pendant des siècles et c’est toujours une bataille pour le doubler. »

Aleix et Didac – 16/03/15 – We Are Water à vue : «  On est encore à 4600 milles de la maison et on est à vue l’un de l’autre. C’est à la fois épuisant et excitant. Pour nous, cette compétition après tant de jours de navigation est source de motivation supplémentaire. »

Didac Costa – 04/04/15 – aux abords de Gibraltar : « On n’avait jamais envisagé la possibilité de rallier le détroit de Gibraltar avec un autre bateau à 100 milles de nous. On a élaboré beaucoup de scénarios, mais jamais celui-là. C’est incroyable d’avoir un bateau si proche après une telle navigation. »