Frédéric Denis à bord de son 800 remporte la Mini Transat

Frediric Denis Mini transat
DR

Le navigateur trinitain a franchit la ligne d’arrivée de la Mini Transat îles de Guadeloupe ce vendredi 13 novembre à 10h 12mn 30s HF TU+1, soit à 5h 12mn 30s heure de Pointe-à-Pitre. Arrivé lors de la première étape en troisième position à Lanzarote, moins de 6 min derrière Axel Tréhin (Aleph Racing), il devrait logiquement être déclaré vainqueur de la Mini Transat îles de Guadeloupe, ses plus proches adversaires étant relégués à plus de 50 milles.
Sa vitesse moyenne sur l’orthodromie est de 9,04 noeuds. Il a parcouru sur l’eau la distance de 3230,79 milles, soit 455 milles de plus que l’orthodromie. Sa vitesse surface est de 10,52 noeuds de moyenne.

Frédéric Denis était logiquement placé parmi les prétendants à la victoire finale de cette Mini Transat îles de Guadeloupe. Au vu de ses résultats sur l’année 2015, du sérieux de sa préparation et du vécu du bonhomme, il était difficile de ne pas le compter parmi les grands favoris de cette édition.

Pour autant il ne s’était jamais départi de sa grande humilité, au départ de la première comme de la deuxième étape, sachant trop bien tous les aléas que comporte une traversée de l’Atlantique sur ces bateaux survitaminés. Néanmoins son expérience de boat-captain du trimaran Sodébo de Thomas Coville, sa culture de la régate et de la gagne et une indubitable expérience lui donnaient quelques arguments pour prétendre aux places d’honneur.

Frédéric Denis avait aussi aussi une arme secrète pour cette deuxième étape : en collaboration avec NKE, il a travaillé sur la fiabilité et la réactivité de ses pilotes automatiques sachant que pouvoir compter sur cet auxiliaire pouvait être un atout déterminant. Vivant à La Trinité sur Mer avec sa compagne, il ne manquait à ce marin de 31 ans que la consécration dans une course majeure. En dominant cette deuxième étape de manière magistrale, il rejoint le sillage de marins d’exception qui l’ont précédé dans cette course comme Laurent Bourgnon, Isabelle Autissier ou bien encore Lionel Lemonchois. Nautipark est un plan Lombard – Schipman avec lequel Gwénolé Gahinet s’était engagé sur la Mini Transat 2013 et avait dû abandonner au large du Portugal alors qu’il menaçait de perdre sa quille. Il a fallu cinq mois de chantier à Frédéric Denis pour le remettre en état

Son portrait au départ de la course
Au vu de ses résultats sur l’année 2015, du sérieux de sa préparation et du vécu du bonhomme, difficile de ne pas placer Frédéric Denis parmi les candidats à la victoire finale. Pour autant, il se présente au départ de la course avec une grande humilité, sachant fort bien la part d’aléatoire que comporte une course au large sur ce type de bateaux survitaminés.

Néanmoins, il sait que son expérience de boat-captain du trimaran Sodébo, sa culture de la régate et de la gagne et une indubitable expérience lui donnent quelques arguments pour prétendre aux places d’honneur. Comme quoi, il n’est pas forcément nécessaire de faire beaucoup de bruit pour être reconnu.

 Il aime : le ciel, les rencontres, dormir quand le bateau bouge et bien d’autres moments magiques…

Il n’aime pas : l’orage en mer, se faire surprendre (par des concurrents, par une météo non conforme), se faire doubler.

CV Nautique

CV nautique hors Mini :
–              4 ans au sein du team Sodebo, comme préparateur puis boat-captain
–              2008 Championnat du Monde de J80, 4e
–              2011, Tour de France à la Voile, 6e
–              2013 Tour de France à la Voile, 4e

Palmarès Mini 
–              2015 Lorient Bretagne Sud Mini (avec Thomas Coville), 2e
–              2015 Pornichet select, 2e
–              2015 Mini en Mai, 1er
–              2015 Trophée Marie-Agnès Péron, 2e
–              2015 Mini Fastnet (avec Hugo Kerhascoet), 2e

Le bateau 
Nom : Nautipark
Numéro : 800
Architecte / Chantier : Lombard
Année de mise à l’eau : 2011
Ville d’entrainement : La Trinité sur Mer

Présentation du bateau
Mini 800 est un plan Lombard – Schipman avec lequel Gwénolé Gahinet s’était engagé sur la Mini Transat 2013 et avait dû abandonner au large du Portugal alors qu’il menaçait de perdre sa quille. Il a fallu cinq mois de chantier à Frédéric Denis pour le remettre en état.