Sailing onboard maxi trimaran MACIF with skipper Francois Gabart, during training off Port la Foret, South Brittany, on October 8th, 2017 - Photo Vincent Curutchet / ALeA

Nous avons joint Francois Gabart au téléphone cet après midi à 15h alors qu’il venait de passer le pot au Noir dans les meilleurs conditions possibles. Porté par des alizés puissant, le trimaran Macif poursuit sa route à 35 nds sans mollir mais avec une certaine vigilance pour ne pas casser si près du but.

La fin de cette grande aventure approche et François Gabart doit se forcer à rester concentrer comme lors de son arrivée en tête du Vendée Globe :  » Comparé au Vendée Globe, je ressens un peu les mêmes sentiments. Lors du Vendée Globe, j’étais en tête, j’avais Armel pas loin derrière moi. Là c’est un peu pareil. Je suis en avance par rapport au temps virtuel de Thomas. J’ai toujours dit que j’essaierai de faire le plus beau tour du monde possible sur ce parcours et du mieux possible jusqu’au bout et ne pas lever exagérément le pied. Mes sentiments à bord c’est un mélange de concentration, de la méfiance et à la fois du bonheur, plaisir et fierté qui est latent et qui a envie d’exploser mais que je contiens parce que ce n’est pas encore le moment. Il faut attendre encore un peu. Tu sens que ce n’est pas loin. Je ne me réjouis pas trop vite. J’essaie de cacher cela derrière la concentration parce qu’il y a encore l’Atlantique Nord à remonter, et encore plein de pièges sur le chemin. Il faut rester concentré. »

François Gabart devrait arriver le week-end prochain mais il y a encore un peu d’incertitude sur l’ETA. « Le timing jusqu’aux Acores est connu. Dans la nuit de mercredi et jeudi. Après c’est incertain. Il y a une grosse zone sans vent devant moi. Sinon début de week end. Ce que j’espère. »

Le trimaran Macif reste incroyablement performant. François Gabart penserait presque déjà à l’après :  » Le bateau a été capable d’aller très vite déjà les trois-quart de ce tour du monde, sans gros bobo. J’espère qu’il va pouvoir le faire dans sa totalité. Il est assez extraordinaire. Il est difficile à manœuvrer en solitaire mais il est moins pire que d’autres. Il a un potentiel extraordinaire que l’on peut encore repousser. On va faire des modifications après ce tour du monde avec mon équipe. On a encore des ressources pour continuer à l’améliorer et le faire progresser. »

Il reste à François Gabart moins d’une semaine de course. Il a pu profiter de ces 3 derniers jours de bonnes conditions pour se reposer.  » Mes meilleures nuits c’était ces 2-3 derniers jours. Cela va relativement vite mais les manœuvres sont assez rares. J’ai fait le plein de sommeil. Je suis bien. On est apte à faire cette dernière ligne droite.  »

Au reaching, tribord amure, sous J3 1 ris, 1 ris dans la GV, le trimaran Macif explose le record avec une avance de plus de 2390 mn. « Le bateau est rapide et assez safe. J’essaie de continuer de pousser le bateau le plus possible sans prendre de risque. Ce qui ‘est pas facile dans les Alizés. Naviguer rapide mais sans trop forcer. «