Alors que Thomas Coville s’apprêtait à couper la ligne d’arrivée de son tour du monde au terme d’une navigation exemplaire forçant l’admiration de tous, Francis Joyon, qui détenait ce record planétaire en solitaire depuis 2008, a tenu a souligner le magnifique exploit.
« Thomas signe un superbe chrono, au terme d’un tour parfaitement négocié. Bravo à lui. Bravo pour sa performance et pour sa persévérance. Il place, avec ce bateau plus grand et plus toilé que ne l’était mon trimaran IDEC, la barre très haute. Il faudra à l’avenir beaucoup de réussite pour battre ce chrono en enchaînant sans transition les systèmes météos ainsi que Thomas a su le faire. Nous ne sommes que trois, avec Ellen, a avoir bouclé ce tour du monde en multicoques et sans escale, et savons quel engagement extrême il a fallu a Thomas pour venir au bout de cette magnifique performance »
L’année prochaine ce sera au tour de François Gabart à s’atteler à ce record.

Francis Joyon lui continue sa chasse au record à bord d’IDEC Sport. La trêve de Noël est belle est bien terminée. Après un long tout droit qui a permis à l’équipage d’IDEC SPORT de défier, hier, les prévisions les plus pessimistes sur les eaux complexes et à hauts risques de l’Atlantique Sud, il progresse depuis dans une zone de transition en bordure nord d’une zone de hautes pressions, dernier péage avant le souffle puissant et salvateur des latitudes plus australes.

C’est hier en début d’après-midi, après un long tout droit et plein Sud qui a fait le bonheur de tous, que Francis Joyon, Bernard Stamm, Alex Pella, Clément Surtel, Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane ont entamé une série d’empannages, dans des vents qui avaient promis de perdre en intensité. Pas étonnant donc, que les vitesses chutent et que l’écart se creuse par rapport à Banque Populaire V qui, en 2012, avait suivi une route plus rapide, mais plus longue en passant par l’ouest de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Ce lundi matin, le trimaran rouge et gris concède 426 milles sur son concurrent virtuel.

À bord, les manœuvres s’enchaînent. D’ici peu, les six hommes du bord poursuivront par une petite session au louvoyage dans des petits airs toujours majoritaires. Pour autant, ce lundi besogneux et fastidieux entre deux systèmes et deux régimes météorologiques apporte la promesse de bientôt franchement accélérer dans des vents qui adonneront et se renforceront en direction du cap de Bonne Espérance. Changement de saison, nouveau décor : sur la route du Trophée Jules Verne, demain devrait être un tout autre jour aux portes du Grand Sud…

 

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