La flotte au large du Portugal

Arthur LEOPOLD-LEGER / Proto 709 @ Olivier Blanchet / Mini Transat La Boulangère

Les premiers ministes sont au large du Portugal et affrontent des vents molissants. Les derniers routages font état d’une arrivée mardi 10 pour les premiers, signe que la route s’annonce tortueuse jusqu’à Las Palams de Gran Canaria. Ian Lipinski (Griffon.fr) est toujours en tête mais après une belle échappée, il voit revenir les autres dans son tableau arrière avec Arthur Léopold-Léger (Antal XPO) à seulement six milles.

En série, Rémi Aubrun (Alternative Sailing – Constructions du Belon) paie cher son recentrage anticipé sur le reste de la flotte puisqu’il ne pointe plus qu’en sixième position, à 20 Milles du nouveau leader Tanguy Bouroullec (Kerhis Cerfrance) revenu du diable vauvert à la faveur d’une option très à l’ouest. Il précède les inséparables Erwan Le Draoulec (Emile Henry) et Clarisse Crémer (TBS).

Cet affaiblissement du vent ne profitera pas aux retardataires car Eole s’est évaporé sur toute la zone de course. Bien au contraire, les écarts en distance, vont augmenter dès lors qu’ils se convertiront en temps. Au large de Porto, Slobodan Velikic (Sisa 2) tente de rallier l’embouchure du Douro. Mais c’est le grand calme plat le long des côtes portugaises. L’escale va se mériter.

Le point sur les avaries et problèmes techniques
Après plusieurs jours de courses, certains concurrents ont rencontrés des problèmes plus ou moins graves sur leur bateau. Antoine Cornic (Destination Île de Ré), privé de pilote, est obligé d’affaler quelques heures par jour pour pouvoir se reposer comme Pierre Chedeville (Blue Orange Games – Fair Ritail). Cédric Faron (Marine Nationale) et Camille Taque (Foxsea Lady) ont de gros problèmes d’énergie. Camille a d’ailleurs signalé à un bateau accompagnateur qu’elle mettrait régulièrement à la cape pour se reposer. Enfin Lina Rixgens (Mini Doc) a cassé la barre de liaison de ses deux safrans. Slobodan Velikic (Sisa 2) fait de façon évidente route vers la terre. La direction de course a dérouté un bateau accompagnateur pour identifier la nature de son problème, mais le navigateur croate n’a pas demandé d’assistance. C’est en revanche terminé pour Luca Sabiu (Vivere la Vela). En proie à des soucis techniques récurrents depuis le départ, le navigateur italien a déclenché sa balise de détresse la nuit dernière. Il a été hélitreuillé jusqu’à La Corogne par la Marine espagnole.
Pendant ce temps, à La Corogne, les deux éclopés s’affairent pour réparer leur mât et repartir au plus vite. Ils devraient recevoir dès demain matin, la visite d’un commando composé d’anciens coureurs, de copains, qui spécialiste en stratification, qui détenteur de nouveaux haubans, qui homme à tout faire de bonne volonté… Certains pontons du port de La Corogne vont ressembler à une ruche.