Esimit Europa 2 signe sa quatrième victoire

Arrivée Middle Sea Race Esimit Europa 2
DR

Le 100 pieds skippé par l’Allemand, Jochen Schümann a bouclé le parcours de 606 milles en 82 heures, 42 minutes et 5 secondes. Il s’agissait de sa quatrième victoire en cinq ans. Si le monocoque avait déjà gagné l’épreuve en 2010, 2011 et 2012, on se souvient que l’année dernière, l’équipe a été contrainte de déclarer forfait suite à un démâtage lors du convoyage vers Malte.

Le temps de course du vainqueur cette année est très loin du record établi par Rambler en 2007. le monocoque de George David a bouclé le parcours en 1 jour 23 heures, 55 minutes et 03 secondes.

Esimit Europa 2 s’est élancé du grand port de La Valette vers la Sicile peu après midi le 18 octobre pour cette 35e édition de la Rolex Middle Sea Race. Le parcours a emmené les bateaux concurrents sur l’un des plus beaux parcours qui soit autour de la Sicile, bien qu’il représente un vrai challenge. Après avoir résolu quelques difficultés après le départ, Esimit Europa 2 a été le premier à passer Capo Passero sur la côte Sicilienne. Le vent est monté avec des accélérations sur la pointe de la Sicile, ce qui a bien aidé les bateaux en tête de la flotte pour le passage du Détroit de Messine, qu’Esimit Europa 2 a passé à l’aube le deuxième jour de course dans environ 10 nœuds de vent.

Après avoir fait le tour du Stromboli en début d’après-midi le même jour, le bateau a ensuite progressé doucement mais sûrement dans un vent extrêmement léger vers Favignana, dans le coin Nord-Ouest du parcours, tout en étant contraint de s’arrêter plusieurs fois.

L’étape qui a ensuite représenté le plus gros défi a été de rejoindre Pantelleria, où Esimit Europa 2 a été pratiquement stoppé toute la nuit faute de vent et sans pouvoir faire un virement, avec le deuxième concurrent au classement, Ran, qui s’est beaucoup rapproché à ce moment-là. Mais l’équipe d’Esimit Sailing Team n’ayant pas fait de grosse erreur, ils sont finalement arrivés les premiers à La Valette, capitale de Malte.

Cette belle démonstration de performance de l’équipage, mené par l’Allemand Jochen Schümann, a montré une fois de plus la supériorité technologique du bateau, comme l’explique le skipper du maxi de 100 pieds : « Nous sommes heureux et fiers d’être de retour ici les premiers, et de couper la ligne d’arrivée en tête une fois encore, surtout quand il s’agit d’un record avec la 4e victoire en temps réel d’Esimit Europa 2 sur cette course Cela a été une course difficile avec un vrai challenge, en particulier parce que les conditions étaient très légères comme prévu. C’est très délicat dans les moments où il n’y a pas du tout de vent, car on ne peut pas compter sur la performance de l’équipe ni sur celle du bateau en soi, surtout lorsque l’on est complètement arrêté. Mais nous avions une bonne stratégie pour nous positionner toujours au mieux par rapport à nos concurrents directs. Ils se sont rapprochés de temps en temps, mais ils ne nous ont jamais vraiment menacés de prendre notre place de leader. Pour conclure, cela a surtout été une course très active pour notre équipier qui cherchait le vent à bord. »

Albert Jacobsoone, équipier Français au poste de piano, qui navigue à bord d’Esimit Europa, commente à son tour : « Cette course était vraiment très agréable et très intéressante, malgré les conditions légères et les quelques arrêts auxquels nous avons été contraints, faute de vent. Dans notre système de garde où nous nous relayons sur le pont toutes les quatre heures pour permettre à tout le monde de dormir et de manger, les choses passent finalement assez vite et les moments d’arrêt ne semblent pas si long. Le rythme des relais s’est installé après la première journée où tout le monde était sur le pont pour lancer la course, car il faut profiter du moindre moment pour faire marcher le bateau à fond tout le temps, et pour cela il faut être prêt et prendre du repos à tour de rôle, y compris pour se nourrir et boire correctement car il faut du carburant pour avoir de l’énergie. Le sommeil à proprement parler est certes relatif car on continue d’entendre les bruits du bateau même quand on se repose, mais c’est important pour être frais à la moindre opportunité et surtout si le vent monte un peu, même si dormir était bien sûr plus facile dans ces conditions légères. »

Le podium en temps réel (temps de course)
ESIMIT EUROPA 2    3j 10h 42m 5s                                    
RAN    3j 12h 42m 18s
SHOCKWAVE 3j 15h 47m 4s