La Solitaire Urgo Le Figaro 2017 troisiemme etape Concarneau Concarneau. Erwan Tabarly sur Armor Lux - © Yvan Zedda

Dans les starting-blocks de la Solo Maître CoQ, la première des six épreuves comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large 2018, Erwan Tabarly s’apprête à entamer sa 17e saison sur le circuit exigeant des Figaro Bénéteau avec, en ligne de mire, la Transat AG2R – La Mondiale où il espère conserver son titre, en double avec Thierry Chabagny, puis la fameuse Solitaire Urgo – Le Figaro où il ambitionne de décrocher la victoire, la seule qui fasse encore furieusement défaut à son palmarès.

Après une saison 2017 qui lui a laissé un léger goût d’inachevé, la faute à une avarie de barre de flèche qui l’a contraint à l’abandon dès la première étape, ruinant ainsi ses chances de se hisser sur la plus haute marche de la Solitaire du Figaro qui continue de lui échapper. Reste que le marin Fouesnantais n’a pas encore dit son dernier mot. Bien au contraire. « La Solitaire reste, avec la Transat AG2R, mon objectif principal cette saison. Si je parvenais à gagner une de ces deux épreuves cette année, je serais satisfait », annonce le skipper d’Armor – Lux qui espère ainsi devenir l’un des rares double vainqueur de la Transat en double et à armes égales (à ce jour, seul Armel Le Cléac’h a réussi le pari) ou accrocher à son palmarès la fameuse Solitaire, celle-là même qui a sacré tous les plus grands marins depuis sa création en 1970. « Je sais que j’ai mes chances », déclare Erwan qui n’a plus à convaincre personne, ni de son talent, ni de ses capacités à gagner. Ses points forts ? Sa remarquable régularité et son expérience. Sa détermination et son sens du détail aussi. « Aux entraînements, cet hiver, j’ai axé mon travail sur la vitesse. En ce sens, j’ai bien bossé avec Fred Duthil et Technique Voile sur la garde-robe du bateau », détaille le marin qui conserve une envie d’en découdre intacte malgré les années. Dix-sept en l’occurrence.

Une envie intacte
« Il est important d’arriver sur une course avec l’envie de naviguer et celle de gagner. Si cela devient une routine, ça ne peut pas marcher car la voile, comme tous les autres sports, demande d’aller puiser au plus profond de ses réserves. Chose impossible à faire si on n’a pas la gniac », note Erwan qui affiche une motivation sans faille, avouant sans détour que la quête de la victoire reste un vrai moteur pour lui, sur la Solitaire, sur l’AG2R ou sur l’ensemble des courses auxquelles il choisit de participer. « Je dis toujours qu’il ne faut pas faire les « petites » courses si on ne part pas avec l’objectif de les gagner », précise le navigateur qui s’alignera, ce mercredi, au départ de la Solo Maître CoQ. Au programme : des parcours construits puis une grande boucle de 300 milles au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne, via Belle-Ile, Yeu et Ré. « Bien sûr, il n’y a pas vraiment d’enjeu et assez peu de pression, mais je vais essayer de bien faire. De la brise est annoncée. Dans ce type de conditions, je suis plutôt à l’aise mais il va toutefois falloir faire attention de ne pas casser le bateau avant la Transat, notamment sur les régates in-shore. La grande course, elle, promet d’être assez intéressante avec différentes phases de transition à gérer. J’ai hâte », termine Erwan Tabarly.

Source : Amorlux